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Vidéo : retour du Crew-11 de l’ISS une évacuation médicale inédite

Vidéo retour du Crew-11 de l'ISS une évacuation médicale inédite

Après plus de cinq mois en orbite, l’équipage de la mission SpaceX Crew-11 est rentré sur Terre le 15 janvier 2026. Ce retour marque un moment historique pour l’exploration spatiale : la première évacuation médicale de l’histoire de la Station spatiale internationale (ISS).

Un retour anticipé et inédit

Le vaisseau Crew Dragon « Endeavour » de SpaceX a terminé sa mission en amerrissant dans l’océan Pacifique au large de la Californie à 3h41 EST (08h41 GMT). À bord, quatre astronautes : Zena Cardman et Mike Fincke de la NASA, Kimiya Yui de la JAXA et Oleg Platonov de Roscosmos. Ils ont passé plus de 160 jours à bord de l’ISS avant ce retour prématuré.

La décision de cette rentrée anticipée a été annoncée le 8 janvier, après l’annulation inattendue d’une sortie extravéhiculaire prévue. En cause : une préoccupation médicale sérieuse concernant un membre de l’équipage, dont l’identité reste confidentielle pour des raisons de respect de la vie privée.

Une évacuation médicale historique

Il s’agit de la première fois en plus de 25 ans d’exploitation continue de l’ISS qu’un équipage est rappelé plus tôt que prévu pour raison médicale. Bien que préparée à ce scénario, la NASA n’avait jamais eu besoin de l’activer jusqu’alors.

« Ce n’est pas une urgence, mais il est dans l’intérêt supérieur de nos astronautes de ramener Crew-11 avant la date de départ prévue », a déclaré Jared Isaacman, administrateur de la NASA, en conférence de presse.

Le directeur médical en chef de la NASA, JD Polk, a précisé qu’un tel événement était estimé statistiquement à une occurrence tous les trois ans. Le fait qu’il ne se soit jamais produit avant souligne l’exceptionnalité de la situation. L’astronaute concerné était dans un état « stable » au moment du retour.

Un amerrissage spectaculaire

Lors de la rentrée atmosphérique, les habitants de la côte ouest américaine ont pu observer une traînée lumineuse percer le ciel nocturne. Le vaisseau a ralenti de plusieurs milliers de kilomètres par heure à moins de 200 km/h avant que ses parachutes ne s’ouvrent. Quelques minutes plus tard, des bangs soniques ont été entendus dans certaines régions du sud de la Californie.

À l’issue de l’amerrissage, les équipes de récupération de SpaceX ont extrait rapidement les astronautes. Ils ont été transportés par hélicoptère vers un centre médical à San Diego pour des examens initiaux, puis attendus au Johnson Space Center à Houston pour le suivi post-vol.

« C’est tellement bon d’être de retour », a déclaré Zena Cardman juste après leur retour sur Terre, saluant le travail de toutes les équipes impliquées dans leur voyage aller et retour.

Un équipage réduit à bord de l’ISS

La décision de rapatrier Crew-11 a laissé temporairement l’ISS avec seulement trois membres à bord : les astronautes arrivés le 27 novembre dernier à bord d’un vaisseau Soyouz. La NASA prévoit de lancer la mission Crew-12 le 15 février 2026, avec une possibilité d’avancement mineur du calendrier en fonction de l’évolution de la situation et de l’état de santé des infrastructures à bord.

Mike Fincke, vétéran de plusieurs séjours en orbite, a exprimé sa compréhension de la décision sur les réseaux sociaux : « Une décision juste, même si un peu douce-amère. » Il a ajouté que toute l’équipe se portait bien lors de la passation de commandement quelques jours avant l’annonce du départ.

Des leçons pour les futures missions

La gestion rapide et efficace de cette évacuation ouvre la voie à une réflexion approfondie sur les procédures de santé et sécurité à bord. Selon la NASA, de nombreuses améliorations logistiques pourraient être mises en œuvre, notamment en ce qui concerne la coordination préventive avec les hôpitaux et les modalités de transport des astronautes.

Jared Isaacman a assuré que le membre touché se « porte bien » et que des mises à jour seraient transmises « dès que cela sera approprié ».

Enfin, cette évacuation souligne la nécessité de renforcer les capacités médicales à bord de l’ISS ou lors de missions longues durées futures, notamment en prévision d’expéditions vers la Lune ou Mars. Cette mission pourrait marquer un tournant dans les protocoles d’intervention en orbite.

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