Le passage de l’objet interstellaire 3I/ATLAS à proximité de Jupiter intrigue les scientifiques. Tandis que la communauté astrophysique collecte des données pour comprendre la nature de cet intrus venu d’ailleurs, l’hypothèse controversée d’un ensemencement technologique alimente les débats.
Découverte d’un nouveau visiteur interstellaire
Le 1er juillet 2025, les capteurs du système d’alerte ATLAS ont détecté un objet inhabituel traversant le système solaire. Désigné 3I/ATLAS – ou C/2025 N1 (ATLAS) – il est officiellement reconnu comme le troisième objet interstellaire jamais observé à pénétrer dans la sphère gravitationnelle du Soleil.
Dès les premiers jours suivant sa détection, plusieurs observatoires majeurs ont confirmé son origine interstellaire. Le Deep Random Survey au Chili, le Lowell Discovery Telescope en Arizona et le Canada–France–Hawaii Telescope à Mauna Kea ont observé une activité cométaire. Les données ont révélé une coma elliptique de plus de 26 000 km de diamètre, renforçant la classification de 3I/ATLAS comme comète active.
Un alignement intrigant avec Jupiter
Les calculs orbitaux indiquent que 3I/ATLAS passera à proximité de Jupiter entre le 25 octobre et le 1er novembre 2025. Ce passage coïncidera avec la trajectoire de plusieurs sondes spatiales, notamment Europa Clipper, qui croisera probablement la queue ionique de l’objet.
Cette interaction constitue une opportunité unique : pour la première fois, des instruments placés dans l’espace vont pouvoir analyser de l’intérieur la composition d’une comète interstellaire. La sonde Hera, attendue dans la zone au même moment, pourrait elle aussi prélever des données précieuses en survolant la région.
Une hypothèse audacieuse sur d’éventuelles « sentinelles »
C’est dans ce contexte scientifique que naît une théorie controversée. Un professeur – dont l’identité n’a pas été communiquée – a émis l’idée que 3I/ATLAS ne serait pas uniquement un objet naturel. Selon lui, l’astre pourrait libérer des « dispositifs technologiques » autour de Jupiter, comparables à des « sentinelles » autonomes.
Il avance que l’orbite actuelle de 3I/ATLAS ne serait pas fortuite. Le passage à proximité de Jupiter pourrait répondre à un dessein plus large, possiblement d’origine non terrestre. Ce type de spéculation fait écho aux débats suscités par 1I/’Oumuamua, dont la forme et le comportement avaient alimenté des hypothèses similaires en 2017.
Prudence de la communauté scientifique
Malgré son attrait, aucune preuve scientifique ne vient actuellement corroborer les spéculations autour d’une technologie embarquée. Les données optiques et spectrales montrent un comportement classique de comète : la sublimation des glaces volatiles produit une coma visible, alimentée par le rayonnement solaire.
Les astronomes insistent sur la nécessité de distinguer rigueur scientifique et fiction spéculative. Rien ne suggère aujourd’hui que des dispositifs artificiels orbitent autour de Jupiter ou émanent de l’objet 3I/ATLAS. Les agences spatiales, y compris la NASA et l’ESA, mobilisent néanmoins des missions d’observation pour poursuivre l’analyse.
Prochaines étapes dans l’étude de 3I/ATLAS
Les prochaines semaines seront décisives. De fin octobre à début novembre 2025, les sondes Europa Clipper et Hera devraient traverser la queue ionique de la comète. Cette immersion permettra aux chercheurs de détecter des signatures chimiques et d’identifier des composés rares issus d’origine interstellaire.
Si des anomalies sont détectées, elles pourraient expliquer le comportement orbital inhabituel de l’objet. À l’inverse, une confirmation de sa nature cométaire classique réduirait la portée des théories actuelles.
Un objet banal ou une balise étrangère ?
Aujourd’hui, 3I/ATLAS reste un objet d’étude fascinant à la croisée des disciplines astrophysiques. Son statut d’invité cosmique alimente les réflexions sur la pluralité des mondes et les possibles manifestations de civilisation avancée.
Mais en l’état, malgré la médiatisation de l’hypothèse d’ensemencement technologique autour de Jupiter, aucune donnée tangible n’appuie un tel scénario. Les chercheurs préfèrent attendre les résultats des observations croisées avant de tirer des conclusions sur les véritables intentions – ou l’absence d’intentions – de ce vagabond stellaire.

