Plus d’un demi-siècle après la fin du programme Apollo, l’humanité s’apprête à revivre un moment fondateur de l’exploration spatiale. Avec Artemis II, la NASA prévoit le premier vol habité autour de la Lune depuis 1972. Une mission attendue de longue date, à la fois pour son calendrier désormais mieux défini et pour son importance historique majeure.
Quand aura lieu la mission Artemis II ?
La mission Artemis II est aujourd’hui programmée pour début 2026, avec une date de lancement prévue au plus tard en avril 2026. La NASA a identifié 16 fenêtres de tir possibles, réparties entre février et fin avril 2026. Parmi elles figurent notamment des dates comme le 6 février ou le 30 avril 2026.
Ces fenêtres de lancement ne sont pas choisies au hasard. Elles dépendent de paramètres astronomiques très précis, notamment la position de la Lune et du Soleil, mais aussi de contraintes de sécurité. La capsule Orion ne doit jamais rester plus de 90 minutes dans l’ombre, afin de garantir une alimentation énergétique et thermique optimale. De plus, la trajectoire de retour sur Terre, prévue environ dix jours après le décollage, doit être parfaitement calculée dès le lancement.
Le départ se fera depuis le centre spatial Kennedy en Floride. Pour les observateurs européens, et notamment en France, cela signifiera très souvent un lancement de nuit ou au petit matin, en particulier pour les créneaux de mars et d’avril 2026.
Pourquoi Artemis II est-elle une mission historique ?
Artemis II est historique avant tout parce qu’elle marque le retour des humains autour de la Lune pour la première fois depuis les missions Apollo. La dernière fois que des astronautes ont quitté l’orbite terrestre pour s’approcher de notre satellite naturel remonte à Apollo 17, en décembre 1972. Depuis, plus aucun être humain n’a voyagé aussi loin de la Terre.
Cette mission constitue également la première mission habitée du programme Artemis, après le succès d’Artemis I, qui avait permis de tester sans équipage la capsule Orion et le lanceur lourd SLS. Artemis II franchit donc une étape cruciale : celle du vol habité en espace lointain, indispensable avant tout futur alunissage.
Un symbole fort pour l’exploration spatiale moderne
Même si Artemis II ne prévoit pas d’atterrissage sur la Lune, son survol rapproché est essentiel. Les quatre astronautes — Reid Wiseman, Victor Glover, Christina Koch et le Canadien Jeremy Hansen — effectueront un voyage d’environ dix jours, validant les systèmes de navigation, de communication et de survie loin de la Terre.
La mission est aussi historique par sa dimension internationale. Le module de service de la capsule Orion est fourni par l’Agence spatiale européenne, et la présence d’un astronaute canadien souligne l’évolution de l’exploration lunaire vers une coopération mondiale, bien différente de la course à l’espace de l’ère Apollo.
Un rendez-vous attendu en 2026
En se concentrant sur un calendrier désormais clair et sur un objectif symbolique fort, Artemis II s’impose comme l’un des événements spatiaux les plus importants de la décennie. Entre février et avril 2026, l’humanité pourrait enfin retrouver la Lune, non pas comme un souvenir du passé, mais comme la première étape d’une nouvelle ère d’exploration.



