Information importante : cet article est fourni à titre informatif et ne constitue pas un conseil en investissement. SpaceXFrance.com est un média indépendant, non affilié à SpaceX. Investir en Bourse comporte un risque de perte en capital.
⚡ Publié le 13 septembre 2026. SpaceX prépare un changement d’échelle considérable dans l’intelligence artificielle. Le directeur financier du groupe, Bret Johnsen, a annoncé que l’entreprise devrait terminer 2026 avec un peu plus de 2 gigawatts de capacité de calcul terrestre, avant de viser entre 5 et 10 gigawatts en 2027.
Ces chiffres donnent une nouvelle dimension à la stratégie IA de SpaceX. L’entreprise ne développe plus seulement des fusées, Starlink et des satellites : elle construit désormais une infrastructure de calcul comparable, en puissance électrique, à celle des plus grands opérateurs mondiaux de centres de données.
Le principal obstacle n’est d’ailleurs plus seulement l’accès aux processeurs. Selon le directeur financier de SpaceX, l’électricité devient la contrainte centrale.
SpaceX : plus de 2 GW de calcul dès la fin 2026
Bret Johnsen a détaillé cette feuille de route le 10 septembre lors de la conférence Goldman Sachs Communacopia + Technology.
SpaceX prévoit de terminer l’année 2026 avec un peu plus de 2 GW de capacité de calcul terrestre installée.
Un gigawatt correspond à un milliard de watts. À cette échelle, il ne s’agit plus de quelques salles remplies de serveurs mais de véritables complexes industriels nécessitant des infrastructures électriques, des systèmes de refroidissement et des milliers de processeurs spécialisés.
SpaceX avait déjà confirmé l’ampleur de cette stratégie dans ses comptes : le groupe consacre désormais une grande partie de ses investissements à ses infrastructures d’intelligence artificielle.
Notre analyse des derniers résultats est disponible ici : SpaceX : l’IA représente désormais près d’un tiers du chiffre d’affaires.
Objectif 2027 : entre 5 et 10 GW
L’objectif annoncé pour l’année prochaine est encore plus ambitieux : 5 à 10 GW de capacité de calcul déployée en 2027.
Dans l’hypothèse haute, SpaceX multiplierait donc presque par cinq sa capacité en environ un an.
Bret Johnsen a expliqué que l’entreprise ne communiquerait pas une telle fourchette sans disposer déjà d’une visibilité sur plusieurs éléments indispensables : les terrains, les installations, les autorisations et surtout l’électricité.
Une partie de l’alimentation électrique doit être produite directement par SpaceX sur ses propres sites.
L’électricité devient la véritable contrainte de l’IA
Pour entraîner et faire fonctionner les grands modèles d’intelligence artificielle, les processeurs ne suffisent pas. Il faut disposer en permanence de très grandes quantités d’électricité.
C’est précisément le problème que SpaceX cherche à contourner en développant sa propre infrastructure énergétique.
L’entreprise a déjà engagé plusieurs milliards de dollars dans des équipements de production électrique, notamment des turbines à gaz destinées à alimenter ses centres de données.
Nous avions détaillé cette stratégie dans notre enquête SpaceX engage 2,8 milliards de dollars dans des turbines à gaz pour son IA.
Pour SpaceX, maîtriser directement l’énergie présente un avantage : l’entreprise peut augmenter ses capacités sans attendre plusieurs années qu’un réseau électrique régional construise les nouvelles lignes et centrales nécessaires.
Un nouveau contrat de calcul à 1,11 milliard de dollars par mois
Cette expansion ne repose pas uniquement sur une prévision de demande future.
SpaceX vient également de signer un nouveau contrat de fourniture de puissance de calcul représentant environ 1,11 milliard de dollars par mois. Le client n’a pas été identifié publiquement.
Le contrat doit débuter le 1er décembre 2026. À plein régime, son montant correspond à environ 13,3 milliards de dollars de revenus annualisés.
Il faut cependant distinguer un rythme annualisé d’un chiffre d’affaires réellement encaissé sur une année : puisque le contrat commence en décembre, SpaceX ne comptabilisera évidemment pas 13,3 milliards de dollars provenant de cet accord dans ses comptes 2026.
SpaceX vise toujours 100 milliards de dollars de revenus annualisés
Bret Johnsen affirme que les nouveaux contrats renforcent la confiance de SpaceX dans son objectif d’atteindre environ 100 milliards de dollars de revenus annualisés à la fin de 2026.
Ce chiffre doit être correctement interprété : il s’agit d’un objectif de rythme de revenus en sortie d’année, pas de 100 milliards de dollars de chiffre d’affaires qui seraient comptabilisés sur l’ensemble de 2026.
Les prochains résultats financiers permettront de mesurer l’écart entre cette projection et les revenus réellement générés.
Des contrats de calcul volontairement courts
SpaceX conserve aussi beaucoup de flexibilité dans ses contrats d’hébergement IA.
Le directeur financier a expliqué que la plupart peuvent fonctionner avec des engagements relativement courts et des possibilités de sortie rapide.
Cette structure présente un avantage pour SpaceX : elle permet de louer aujourd’hui une partie de sa puissance de calcul à des clients externes tout en évitant de bloquer cette capacité pendant plusieurs années si l’entreprise en a ensuite besoin pour ses propres modèles ou produits.
Elle constitue aussi un risque : des revenus annualisés à partir de contrats résiliables ne possèdent pas la même visibilité que des contrats fermes conclus pour dix ans.
Des centres de données terrestres avant les ordinateurs en orbite
Cette montée en puissance terrestre constitue également une étape vers un autre projet de SpaceX : les centres de données en orbite.
L’entreprise développe déjà Starmind AI1, une plateforme satellitaire destinée à effectuer directement certains calculs d’intelligence artificielle dans l’espace.
L’idée à long terme consiste à exploiter l’énergie solaire disponible en orbite et à réduire la dépendance aux réseaux électriques terrestres.
Mais les capacités de plusieurs gigawatts annoncées pour 2027 concernent bien les infrastructures terrestres. Les centres de données orbitaux restent une technologie distincte, encore à démontrer à grande échelle.
Pourquoi cette annonce compte pour SpaceX
Le passage de 2 GW à potentiellement 10 GW montre que l’intelligence artificielle est devenue l’un des principaux postes d’investissement du groupe.
Cette stratégie peut créer une nouvelle source importante de revenus si la demande en puissance de calcul reste élevée.
Elle augmente aussi fortement les besoins de capitaux et l’exposition de SpaceX à plusieurs risques : coût de l’électricité, accès aux processeurs, autorisations environnementales, refroidissement, construction des centres de données et évolution de la demande des entreprises d’IA.
Pour les lecteurs qui suivent également SPCX, notre page Action SpaceX : cours, résultats et risques rassemble les principales données financières du groupe.
Ce qu’il faut retenir
SpaceX prévoit désormais de terminer 2026 avec un peu plus de 2 GW de puissance informatique terrestre et vise entre 5 et 10 GW en 2027.
L’objectif est une intention industrielle annoncée par la direction, pas une capacité déjà construite.
La principale contrainte identifiée par SpaceX est désormais l’électricité. C’est précisément cette difficulté qui explique à la fois ses investissements dans la production énergétique terrestre et son intérêt pour de futurs centres de données en orbite.
Information importante : les informations financières de cet article sont fournies à titre pédagogique. Elles ne constituent ni une recommandation d’achat ou de vente de SPCX ni un conseil en investissement personnalisé.
Le directeur financier de SpaceX a indiqué le 10 septembre 2026 que l’entreprise visait entre 5 et 10 gigawatts de capacité de calcul terrestre déployée en 2027, contre un peu plus de 2 gigawatts attendus fin 2026.
SpaceX développe une activité de fourniture de puissance de calcul pour des entreprises d’intelligence artificielle et utilise également ces infrastructures pour ses propres projets. La demande en calcul et les nouveaux contrats expliquent l’augmentation rapide de capacité.
Non. SpaceX prévoit un peu plus de 2 GW fin 2026. La fourchette de 5 à 10 GW correspond à un objectif de déploiement pour 2027 annoncé par sa direction.
Non. La fourchette de 5 à 10 GW annoncée pour 2027 concerne la capacité de calcul terrestre. SpaceX développe séparément des projets de calcul orbital comme Starmind, mais ils ne correspondent pas à ces 5 à 10 GW.



