Starship 13 : bilan du vol et des 20 Starlink V3

Starship 13 décolle au plus tôt le lundi 20 juillet 2026 après l'abort du 16 juillet. Heure française, objectifs, Starlink V3 et direct du vol.

✅ Mise à jour du 1er octobre 2026. Starship Flight 13 reste un vol important du programme : le 24 juillet, Ship 40 a déployé 20 satellites Starlink V3 sur une trajectoire suborbitale, réussi le rallumage d’un Raptor dans l’espace puis effectué un amerrissage suffisamment doux pour rester intact et flotter dans l’océan Indien. Le booster B20 a en revanche terminé par un amerrissage brutal après des problèmes de rallumage moteur.

Depuis, plusieurs éléments ont pu être précisés. Ship 40 a finalement été récupéré après environ 24 jours en mer, et SpaceX a réutilisé des données — ainsi que deux tuiles thermiques récupérées — pour préparer Flight 14.

Surtout, Starship Flight 14 a désormais eu lieu : le 28 septembre 2026, Ship 41 est devenu le premier Starship à atteindre une véritable orbite terrestre et a déployé 26 Starlink V3 destinés à rejoindre la constellation. Flight 13 doit donc être replacé dans son contexte : il a démontré le déploiement et le fonctionnement des V3 dans l’espace, mais ce n’était pas encore un déploiement orbital durable.

SpaceX a lancé Starship Flight 13 le 24 juillet 2026 depuis le Pad 2 de Starbase, au Texas. Le décollage a eu lieu à 17h51 CDT au Texas, soit 22h51 UTC et 00h51 à Paris dans la nuit du 24 au 25 juillet.

Starship 13 : ce qu’il faut retenir du vol

  • Décollage : réussi avec les 33 moteurs Raptor du Super Heavy ;
  • Véhicules : Booster 20 / Ship 40 ;
  • Trajectoire : suborbitale, et non une véritable orbite terrestre ;
  • Boostback du booster : les 33 moteurs ont été rallumés, une première pour cette phase ;
  • Retour du booster : échec de l’amerrissage en douceur après des problèmes de rallumage moteur ;
  • Charge utile : 20 satellites Starlink V3 fonctionnels déployés sur la trajectoire suborbitale ;
  • Rallumage Raptor dans l’espace : réussi ;
  • Rentrée de Ship 40 : réussie ;
  • Amerrissage : Ship 40 est resté intact et a flotté dans l’océan Indien ;
  • Récupération : Ship 40 a ensuite été récupéré après environ 24 jours en mer.

20 Starlink V3 déployés, mais pas placés en orbite

L’un des principaux objectifs de Flight 13 était de tester pour la première fois le déploiement de véritables satellites Starlink V3 depuis Starship.

Ship 40 en a déployé 20 depuis son compartiment de charge utile. Contrairement aux simulateurs de masse utilisés lors d’essais antérieurs, ces satellites disposaient de systèmes permettant notamment de déployer leurs antennes et panneaux solaires et de tester leurs communications.

Six d’entre eux emportaient également des caméras destinées à observer le bouclier thermique de Ship 40 après leur séparation.

Il faut toutefois corriger un point important de l’ancienne version de cet article : ces vingt satellites n’étaient pas destinés à rejoindre durablement la constellation Starlink.

Flight 13 suivait encore une trajectoire suborbitale passivement sûre. Les satellites ont suivi cette même trajectoire et sont donc ensuite rentrés dans l’atmosphère.

Flight 13 a ainsi validé le mécanisme de déploiement et plusieurs fonctions des satellites V3, mais le premier véritable déploiement orbital de Starlink V3 dans la constellation n’a eu lieu qu’avec Flight 14, le 28 septembre.

Les Starlink V3 ont communiqué après leur déploiement

Pendant le vol, SpaceX a indiqué avoir établi des communications avec les vingt satellites après leur séparation.

L’objectif de cette courte phase de fonctionnement était notamment de tester les antennes, les liaisons radio, les liaisons laser et la télémétrie avant la rentrée atmosphérique.

Flight 13 n’était donc pas simplement un test mécanique du système de déploiement : il permettait également de vérifier qu’un satellite V3 pouvait être éjecté de Starship, se configurer puis communiquer dans l’environnement spatial.

Le booster B20 a réussi son boostback avec 33 moteurs

La partie Super Heavy du vol a apporté un autre résultat important.

Après la séparation à chaud et le retournement du booster, les 33 moteurs de B20 ont participé au boostback burn. SpaceX a précisé avant Flight 14 qu’il s’agissait de la première fois que Super Heavy parvenait à utiliser ses 33 moteurs pendant cette phase.

La fin du boostback n’a toutefois pas été totalement nominale. Selon SpaceX, les trois moteurs centraux ont montré des signes d’obstruction par de la glace, ce qui a entraîné une interruption anticipée de la manœuvre.

Pourquoi l’amerrissage de Booster 20 a-t-il échoué ?

B20 devait ensuite effectuer un landing burn afin de terminer par un amerrissage contrôlé dans le golfe.

L’ancienne version de cette page indiquait que seulement 5 des 13 moteurs prévus s’étaient allumés. Le bilan publié ultérieurement par SpaceX apporte une précision différente : 8 des 13 moteurs prévus pour le landing burn se sont rallumés avant l’amerrissage brutal.

Des comptes rendus du direct ont compté moins de moteurs encore actifs à la toute fin de la séquence, ce qui peut expliquer la différence entre les chiffres publiés immédiatement après le vol et le bilan technique ultérieur.

Pour cette page, nous retenons donc le chiffre rétrospectif publié par SpaceX : 8 moteurs sur 13 rallumés, puis un impact trop violent avec la surface.

Flight 14 a ensuite intégré des modifications matérielles destinées à améliorer la filtration vers les moteurs ainsi que des changements logiciels pour augmenter la fiabilité des rallumages.

Ship 40 réussit son rallumage Raptor dans l’espace

De son côté, Ship 40 a réussi le rallumage d’un moteur Raptor dans l’espace.

Cette capacité est essentielle pour la suite du programme, car un Starship placé en orbite doit pouvoir rallumer sa propulsion afin de modifier sa trajectoire et, surtout, effectuer une manœuvre de désorbitation contrôlée.

Flight 14 a depuis franchi l’étape suivante : après son insertion en orbite, Ship 41 a utilisé un Raptor pour réaliser une véritable manœuvre de désorbitation avant sa rentrée dans l’atmosphère.

Ship 40 réalise un amerrissage particulièrement doux

Après sa rentrée atmosphérique, Ship 40 a exécuté son retournement puis son landing burn au-dessus de l’océan Indien.

Le vaisseau a atteint la surface à suffisamment faible vitesse pour rester intact et flotter, ce qui constituait une première pour un Ship après un vol intégré.

Cette survie a donné à SpaceX une occasion inhabituelle d’observer directement un véhicule après sa rentrée et de comparer son état réel avec les images et données de télémétrie enregistrées pendant le vol.

Ship 40 a finalement été récupéré après environ 24 jours en mer

La récupération n’a pas été immédiate.

Après son amerrissage, Ship 40 est resté dans l’océan Indien pendant plusieurs semaines. Une opération maritime a ensuite permis de ramener le véhicule vers des eaux plus calmes près de Christmas Island.

En août, les autorités et médias australiens ont rapporté, en citant SpaceX, que le véhicule avait finalement été récupéré après environ 24 jours en mer.

Cette précision corrige la précédente mise à jour de cette page, qui présentait la récupération comme déjà achevée au 8 août.

Deux tuiles thermiques de Ship 40 ont revolé sur Flight 14

La récupération a eu une conséquence très concrète pour le vol suivant.

Avant Flight 14, SpaceX a indiqué que deux tuiles du bouclier thermique récupérées de Ship 40 avaient été sélectionnées pour revoler sur Ship 41.

Flight 14 ayant décollé le 28 septembre avec Ship 41, ces éléments ont ainsi constitué une première étape, très limitée mais réelle, vers la réutilisation de composants ayant déjà effectué une rentrée atmosphérique.

SpaceX avait également utilisé les données de Flight 13 pour renforcer certaines zones du bouclier, limiter les chemins permettant au plasma de passer derrière les tuiles et tester de nouvelles géométries de protection thermique.

Flight 13 : le déroulé du vol

  • T+0 : décollage à 17h51 CDT au Texas avec les 33 moteurs Raptor ;
  • vers T+58 s : passage de Max Q ;
  • vers T+2 min 20 s : séparation à chaud entre B20 et Ship 40 ;
  • après la séparation : retournement puis boostback de B20 avec les 33 moteurs ;
  • vers T+6 à 7 min : landing burn puis amerrissage brutal du booster ;
  • pendant la phase suborbitale : déploiement des 20 Starlink V3 ;
  • ensuite : rallumage réussi d’un Raptor de Ship 40 ;
  • fin de mission : rentrée atmosphérique puis amerrissage contrôlé de Ship 40 dans l’océan Indien ;
  • après l’amerrissage : Ship 40 reste intact et flotte avant sa récupération plusieurs semaines plus tard.

Ce que Flight 13 a corrigé par rapport au vol 12

Flight 13 reprenait plusieurs objectifs qui n’avaient pas été entièrement réalisés pendant Flight 12.

Un retournement du booster mieux maîtrisé

Lors de Flight 12, le retournement de Super Heavy après la séparation à chaud n’avait pas suivi exactement l’orientation prévue.

SpaceX avait modifié la séquence de démarrage des moteurs du Ship afin de rendre le retournement du booster moins sensible aux petites différences de temps d’allumage.

Sur Flight 13, B20 a effectué le retournement voulu puis a réussi à rallumer ses 33 moteurs pendant le boostback.

Le rallumage d’un Raptor du Ship enfin réalisé

Flight 12 n’avait pas pu réaliser comme prévu sa démonstration de rallumage moteur dans l’espace.

Flight 13 a franchi cette étape avec Ship 40, préparant directement la capacité de désorbitation qui sera ensuite utilisée sur Flight 14.

Le bouclier thermique observé depuis l’extérieur

Six des vingt satellites Starlink V3 emportaient des caméras afin d’observer le bouclier thermique après leur déploiement.

SpaceX avait également modifié volontairement certaines zones du bouclier afin d’étudier le comportement de différentes configurations de tuiles pendant la montée et la rentrée.

La survie puis la récupération de Ship 40 ont ajouté une source de données supplémentaire : pour la première fois, des éléments ayant réellement subi toute la rentrée pouvaient être examinés et certains réutilisés.

Une campagne de lancement mouvementée

Abort à T-0 le 16 juillet

La première tentative du 16 juillet s’est arrêtée lors de la séquence d’allumage des moteurs du booster.

Plusieurs Raptors n’avaient pas atteint les paramètres nécessaires au décollage et le système de vol a déclenché automatiquement l’arrêt de la séquence.

SpaceX a ensuite procédé à des inspections, au remplacement de moteurs et à des essais supplémentaires avant une nouvelle tentative.

Un nouveau report le 23 juillet

Une nouvelle tentative prévue le 23 juillet a elle aussi été repoussée, notamment afin d’obtenir de meilleures conditions pour observer le véhicule pendant les phases importantes du vol.

Starship a finalement décollé le lendemain, le 24 juillet à 17h51 heure locale.

La FAA avait clos l’enquête de Flight 12

Le 13 juillet, la Federal Aviation Administration avait annoncé la clôture de l’enquête sur les anomalies de Flight 12.

La FAA avait accepté les conclusions et actions correctives issues de l’enquête menée par SpaceX, permettant à Flight 13 de poursuivre ses opérations de lancement sous réserve du respect des autres exigences de licence et de sécurité.

Flight 14 a depuis réalisé ce que Flight 13 préparait

Lorsque Flight 13 a eu lieu, la prochaine étape majeure était l’orbite. Cette étape est désormais franchie.

Flight 14 a décollé le 28 septembre 2026 et est devenu le premier Starship à atteindre une véritable orbite terrestre.

Ship 41 a ensuite déployé 26 satellites Starlink V3 en orbite. Contrairement aux vingt satellites de Flight 13, ceux-ci ont été placés sur une orbite depuis laquelle ils peuvent effectuer leurs vérifications, utiliser leurs propulseurs et rejoindre progressivement leur altitude opérationnelle.

Flight 14 est donc la mission qui a réellement inauguré le déploiement orbital de Starlink V3 dans la constellation.

Le vol a toutefois connu plusieurs anomalies moteur et son profil initial de près de dix heures a été raccourci. Il s’est terminé par une désorbitation puis un retour dans le Pacifique.

Non, Flight 14 n’a finalement pas tenté de capturer le Ship

L’ancienne version de cette page affirmait que la capture du vaisseau pendant Flight 14 était actée.

Cette formulation est devenue fausse.

Une capture du Ship avait bien été évoquée comme possibilité pour un futur vol, mais le profil définitif de Flight 14 publié par SpaceX prévoyait une rentrée puis un amerrissage dans le Pacifique, et non un retour jusqu’à la tour de Starbase.

Flight 14 a donc servi à démontrer l’insertion orbitale, le déploiement de V3, la désorbitation et une rentrée depuis une véritable orbite avant de passer à des profils de récupération plus ambitieux.

Et maintenant ? Flight 15 devient la prochaine étape

La prochaine mission intégrée est désormais Starship Flight 15.

Les outils de suivi spécialisés associent actuellement Booster 22 et Ship 42 à cette mission et la placent au plus tôt en octobre 2026. SpaceX n’a toutefois encore publié ni date, ni heure, ni profil définitif du vol.

La première tentative de capture d’un Ship par les bras de la tour reste l’un des objectifs possibles des prochains vols, mais elle ne doit pas être présentée comme confirmée pour Flight 15 tant que SpaceX n’a pas publié son profil de mission.

Retrouvez les dernières informations, les essais de B22 et S42 et les estimations de calendrier dans notre dossier Starship Flight 15.

Pourquoi Flight 13 reste important après Flight 14

Flight 14 a dépassé Flight 13 sur plusieurs critères — première orbite et premier déploiement orbital de Starlink V3 — mais cela ne retire rien au rôle du vol précédent.

Flight 13 a démontré pour la première fois que Starship pouvait :

  • déployer une vingtaine de satellites V3 réels depuis son compartiment de charge utile ;
  • maintenir des communications avec eux après leur séparation ;
  • rallumer un moteur Raptor dans l’espace ;
  • effectuer une rentrée contrôlée avec le véhicule V3 ;
  • terminer un amerrissage suffisamment doux pour que le Ship reste intact ;
  • fournir du matériel récupérable et réutilisable pour le vol suivant.

Il a également mis en évidence une faiblesse persistante du Super Heavy V3 : la fiabilité du rallumage de nombreux Raptors pendant les manœuvres de retour.

Starship 13 : le bilan deux mois plus tard

Avec le recul apporté par Flight 14, le bilan de Flight 13 est plus clair. Ship 40 a rempli ses principaux objectifs de démonstration : déploiement de vingt Starlink V3 sur une trajectoire suborbitale, test de communications, rallumage moteur, rentrée et amerrissage intact.

Booster 20 n’a en revanche pas réussi son objectif final d’amerrissage contrôlé. SpaceX indique que huit des treize moteurs prévus ont été rallumés pendant le landing burn avant l’impact brutal.

La récupération ultérieure de Ship 40 a permis à SpaceX d’obtenir du matériel ayant réellement effectué une rentrée, dont deux tuiles sélectionnées pour revoler sur Flight 14.

Flight 13 n’était pas encore orbital et ses vingt Starlink V3 n’étaient pas destinés à rester dans la constellation. C’est Flight 14 qui a franchi ces deux étapes le 28 septembre.

À lire aussi : le bilan de Starship Flight 14 · les dernières informations sur Starship Flight 15 · notre dossier Starlink V3 · le guide complet Starship · SpaceX en direct.

Pour l’actualité technologique et IA : TechPi.fr.

Le vol Starship 13 a-t-il réussi ?

Flight 13 a atteint la plupart de ses objectifs côté Ship : déploiement de 20 Starlink V3 sur une trajectoire suborbitale, rallumage d’un Raptor dans l’espace, rentrée contrôlée et amerrissage intact de Ship 40. Le retour du booster B20 a en revanche échoué lors de la phase finale.

Les 20 Starlink V3 de Flight 13 sont-ils restés en orbite ?

Non. Flight 13 suivait une trajectoire suborbitale et les 20 Starlink V3 ont suivi cette même trajectoire. Le premier véritable déploiement orbital de Starlink V3 dans la constellation a eu lieu avec Flight 14 le 28 septembre 2026.

Pourquoi le booster B20 a-t-il raté son amerrissage ?

SpaceX a indiqué dans son bilan ultérieur que 8 des 13 moteurs prévus pour le landing burn se sont rallumés avant que Booster 20 effectue un amerrissage brutal. Des problèmes avaient également affecté les moteurs centraux pendant la fin du boostback.

Ship 40 a-t-il été récupéré après Flight 13 ?

Oui. Ship 40 est resté intact et a flotté dans l’océan Indien après son amerrissage. Il a ensuite été récupéré après environ 24 jours en mer. SpaceX a notamment récupéré des tuiles thermiques du véhicule pour les étudier et en réutiliser deux sur Ship 41.

Flight 13 était-il un vol orbital ?

Non. Flight 13 suivait encore une trajectoire suborbitale. Flight 14, lancé le 28 septembre 2026, est devenu le premier vol de Starship à effectuer une véritable insertion en orbite terrestre.

Quelle est la prochaine étape après Flight 13 ?

Flight 14 a depuis effectué la première mission orbitale de Starship et déployé 26 Starlink V3 en orbite. La prochaine mission est Flight 15, actuellement suivie au plus tôt en octobre 2026, sans date officielle annoncée par SpaceX.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *