IRIS² : l’Europe accélère sa riposte à Starlink avec 348 satellites

Face à Starlink, l’Europe riposte : Iris², la constellation de Thales, promet sécurité, durabilité et souveraineté spatiale.

⚡ Dernière mise à jour : 12 septembre 2026. Deux ans après la signature de sa concession, IRIS² entre désormais dans sa phase industrielle. L’Union européenne et le consortium SpaceRISE ont revu l’architecture de la future constellation souveraine : elle doit désormais compter 348 satellites principaux, dont 330 en orbite basse et 18 en orbite moyenne. Les premiers lancements sont visés dès 2029, avec les premiers services sécurisés attendus à partir de 2030.

La répartition industrielle est également beaucoup plus claire qu’en 2025. Eutelsat pilote le segment en orbite basse, SES le segment en orbite moyenne et Hispasat le segment terrestre. Airbus doit fabriquer les plateformes de la première couche de satellites, tandis que Thales Alenia Space fournira notamment les charges utiles gouvernementales sécurisées des 330 satellites LEO.

IRIS² n’est donc pas « le Starlink européen » au sens strict. Le programme vise d’abord la souveraineté, la défense, les administrations, les services d’urgence et les infrastructures critiques, tout en intégrant également des capacités commerciales. Mais face à la domination de Starlink, l’Europe accélère clairement : le programme passe de la planification à la production industrielle.

IRIS², la constellation européenne de 348 satellites face à Starlink

IRIS² : qu’est-ce que la constellation européenne ?

IRIS² signifie Infrastructure for Resilience, Interconnectivity and Security by Satellite.

Il s’agit du programme européen de connectivité sécurisée par satellite, conçu pour fournir à l’Union européenne une infrastructure de communications indépendante et résiliente.

L’objectif est notamment de permettre aux gouvernements et services autorisés de continuer à communiquer lorsque les réseaux terrestres sont indisponibles, saturés, attaqués ou détruits.

IRIS² doit également proposer des capacités commerciales destinées aux entreprises, aux transports, aux territoires mal couverts et à différents services de télécommunications.

La Commission européenne présente IRIS² comme son troisième grand programme spatial, après Galileo pour la navigation et Copernicus pour l’observation de la Terre.

IRIS² comptera désormais 348 satellites

C’est l’un des changements les plus importants intervenus depuis la première version de cet article.

Le projet signé fin 2024 reposait sur une constellation d’environ 290 satellites.

Le 6 août 2026, la Commission européenne et SpaceRISE ont conclu un nouvel accord de mise en œuvre qui ajoute 66 satellites en orbite basse.

La constellation principale passe ainsi à 348 satellites :

  • 330 satellites en orbite terrestre basse (LEO) ;
  • 18 satellites en orbite terrestre moyenne (MEO) ;
  • des éléments supplémentaires pourront être ajoutés pour certaines missions spécifiques.

Les 330 satellites LEO évolueront autour de 1 200 km d’altitude, tandis que les 18 satellites MEO doivent évoluer autour de 8 000 km.

Cette architecture multi-orbite est l’une des principales différences avec Starlink, dont l’essentiel de la constellation actuelle se trouve en orbite terrestre basse.

Pourquoi l’Europe a-t-elle ajouté 66 satellites ?

L’augmentation de la constellation répond notamment à la dégradation du contexte sécuritaire européen et à l’augmentation des besoins militaires et gouvernementaux.

La Commission indique que les 66 satellites supplémentaires doivent renforcer les capacités dédiées à la défense, à la sécurité et aux services d’urgence.

Selon les données publiées lors de l’accord d’août, cette extension doit augmenter la capacité gouvernementale sécurisée d’environ 60 % au sein de l’Union européenne et de 54 % à l’échelle mondiale.

Le programme ne se limite donc plus à une réponse économique à Starlink : IRIS² devient également une infrastructure stratégique et militaire.

SpaceRISE, et non Thales, pilote désormais le programme

Une correction importante est nécessaire par rapport à la première version de cette page.

Thales Alenia Space n’est pas le concessionnaire ni le maître d’œuvre global d’IRIS².

La Commission européenne est propriétaire et responsable du programme. Elle a confié en décembre 2024 une concession de douze ans au consortium SpaceRISE.

SpaceRISE est composé de trois opérateurs satellitaires européens :

  • SES, basé au Luxembourg ;
  • Eutelsat, basé en France ;
  • Hispasat, basé en Espagne.

Autour de ce noyau gravitent de nombreux industriels européens, parmi lesquels Airbus Defence and Space, Thales Alenia Space, OHB, Aerospacelab, Telespazio ainsi que plusieurs opérateurs de télécommunications.

Cette organisation vise à répartir les compétences entre plusieurs pays et plusieurs entreprises plutôt qu’à faire dépendre IRIS² d’un seul constructeur.

Eutelsat prend la tête des 330 satellites en orbite basse

Eutelsat est désormais confirmé comme chef de file du segment LEO d’IRIS².

Le groupe français dispose déjà d’une expérience unique en Europe grâce à sa constellation OneWeb, qui exploite plus de 600 satellites en orbite basse.

Dans IRIS², Eutelsat doit superviser la conception, le déploiement et l’exploitation des 330 satellites LEO.

Cette couche comprend :

  • 66 satellites dédiés à la bande Ka militaire et gouvernementale ;
  • 264 satellites combinant les bandes Ku et Ka pour des usages gouvernementaux et commerciaux.

Eutelsat prévoit d’investir 2,23 milliards d’euros dans l’infrastructure partagée d’IRIS² et 1,16 milliard supplémentaire dans son infrastructure commerciale associée.

Airbus commence déjà à fabriquer la première couche IRIS²

IRIS² n’est plus seulement un projet sur PowerPoint.

Le 10 septembre 2026, pendant le Sommet international sur l’espace organisé à Paris, Airbus Defence and Space a annoncé avoir reçu d’Eutelsat le premier contrat permettant de lancer la conception et la fabrication de la première couche de satellites.

Cette première tranche comprend au moins 66 satellites LEO, qui doivent être livrés en 2029.

Airbus doit produire les plateformes puis intégrer les charges utiles fournies par Thales Alenia Space.

La production doit notamment s’appuyer sur le site Airbus de Toulouse, déjà utilisé pour les nouvelles générations de satellites OneWeb.

Thales Alenia Space décroche un rôle industriel majeur

Si Thales Alenia Space n’est pas le chef de file global du programme, l’industriel franco-italien conserve un rôle extrêmement important.

Le 10 septembre, Thales Alenia Space a annoncé la signature d’un protocole d’accord avec Eutelsat portant sur les charges utiles gouvernementales des 330 satellites IRIS² en orbite basse.

Thales doit ainsi fournir les équipements numériques et sécurisés destinés :

  • aux 66 satellites exclusivement en bande Ka ;
  • aux 264 satellites combinant les bandes Ku et Ka.

Cette première commande représente environ 500 millions d’euros.

Thales indique que la valeur globale de son contrat IRIS² devrait à terme dépasser 3 milliards d’euros.

L’industriel français reste donc l’un des principaux bénéficiaires industriels du programme, mais son rôle doit être distingué de celui de SpaceRISE et d’Eutelsat.

SES doit fournir les 18 satellites en orbite moyenne

La deuxième grande couche du réseau sera confiée à SES.

L’opérateur luxembourgeois doit développer, acquérir et exploiter les 18 satellites MEO de la constellation.

L’orbite moyenne permet une couverture très étendue avec beaucoup moins de satellites qu’une constellation entièrement déployée en LEO.

En combinant les deux architectures, IRIS² cherche à profiter à la fois de la faible latence des orbites basses et de la couverture plus large des orbites intermédiaires.

Hispasat va construire le gigantesque réseau au sol

Le troisième membre de SpaceRISE, Hispasat, est chargé d’une autre partie critique du système.

L’opérateur espagnol doit devenir le maître d’œuvre du segment terrestre d’IRIS² : antennes, centres de contrôle, systèmes de gestion de la constellation et connexions avec les réseaux terrestres.

Hispasat chiffre cette infrastructure à plus de 1,6 milliard d’euros et la présente comme le plus important segment terrestre jamais développé en Europe pour un programme spatial.

Plusieurs sites seront utilisés afin d’éviter qu’une panne, une attaque ou une catastrophe sur un seul centre puisse compromettre l’ensemble du réseau.

IRIS² prépare aussi la connexion directe aux smartphones

Le projet prend désormais une nouvelle dimension : le Direct-to-Device.

Hispasat doit conduire le développement d’une couche orbitale supplémentaire dite Low LEO, située sous 750 km d’altitude.

Cette couche doit notamment accueillir des technologies permettant :

  • la connexion directe entre satellites et téléphones mobiles ;
  • les communications Internet des objets ;
  • des missions innovantes développées avec l’écosystème européen du New Space.

Cette partie du système fait directement écho au développement de Starlink Mobile et Direct to Cell.

Macron veut une alliance européenne du Direct-to-Device avant 2030

Le sujet est désormais devenu politique au plus haut niveau.

Lors du Sommet international sur l’espace organisé à Paris en septembre 2026, Emmanuel Macron a appelé les opérateurs télécoms, les exploitants de constellations et les industriels européens à créer « sans attendre » une alliance européenne du Direct-to-Device.

L’objectif affiché est de disposer d’ici 2030 d’une offre européenne permettant aux téléphones de rester connectés directement depuis l’espace lorsqu’aucun réseau terrestre n’est disponible.

Cette initiative rejoint les discussions révélées quelques jours plus tôt entre Orange, Deutsche Telekom, Vodafone et Telefónica autour d’un futur consortium européen face à Starlink.

Il faut néanmoins distinguer les deux annonces : Macron appelle à former une alliance, tandis que le consortium des quatre opérateurs reste encore au stade de discussions préliminaires. Il n’existe pas encore de structure européenne Direct-to-Device officiellement constituée. :contentReference[oaicite:4]{index=4}

IRIS² est-il vraiment un concurrent de Starlink ?

Oui, mais seulement sur une partie du marché.

Starlink dispose déjà de milliers de satellites opérationnels et vend directement son accès Internet aux particuliers, aux entreprises, aux compagnies aériennes, aux navires et aux administrations dans de nombreux pays.

IRIS² est construit autour d’une priorité différente : assurer à l’Europe une infrastructure de communications souveraine, sécurisée et garantie.

Starlink IRIS²
Opérateur SpaceX SpaceRISE / Union européenne
État actuel Opérationnel Développement industriel
Utilisateurs principaux Grand public, entreprises, gouvernements Gouvernements, défense, entreprises et services commerciaux
Architecture Principalement LEO LEO + MEO + couches complémentaires
Constellation IRIS² prévue 348 satellites principaux
Premiers lancements IRIS² 2029 selon le calendrier actuel
Direct-to-Device Déjà exploité sur certains marchés En développement

IRIS² n’a donc pas vocation à reproduire exactement Starlink.

L’Union européenne veut surtout éviter qu’en période de crise ses gouvernements, ses forces armées ou ses infrastructures critiques dépendent exclusivement de réseaux contrôlés par des entreprises étrangères.

Pourquoi l’Europe veut-elle son propre réseau satellite ?

Les télécommunications satellitaires sont devenues une infrastructure stratégique comparable aux câbles sous-marins, aux réseaux électriques ou aux systèmes de positionnement.

La guerre en Ukraine a notamment démontré l’importance que peut prendre un réseau comme Starlink lorsque les infrastructures terrestres sont détruites ou brouillées.

Pour l’Union européenne, disposer d’IRIS² permettrait de garder sous contrôle européen :

  • une partie des satellites ;
  • les clés de chiffrement et les services gouvernementaux ;
  • les stations au sol ;
  • les centres de contrôle ;
  • les fréquences stratégiques ;
  • la capacité disponible en période de crise.

La souveraineté constitue donc le cœur du projet davantage que la simple compétition sur le prix d’un abonnement Internet.

Quel est le coût réel d’IRIS² ?

Le budget du programme a lui aussi fortement évolué.

Lors de la signature de la concession en décembre 2024, l’Agence spatiale européenne évaluait le coût de la concession sur douze ans à 10,6 milliards d’euros.

Cette enveloppe initiale comprenait environ :

  • 6 milliards d’euros de l’Union européenne ;
  • 550 millions d’euros de l’ESA ;
  • plus de 4 milliards d’euros d’investissements privés.

Mais le périmètre a depuis été renforcé, notamment avec l’ajout de 66 satellites et l’augmentation des capacités militaires.

En août 2026, Hispasat indique désormais que l’investissement total prévu dépasse 15,6 milliards d’euros.

Il serait toutefois simpliste de présenter la différence comme un dépassement budgétaire de 5 milliards : le contenu du programme a lui aussi été sensiblement étendu depuis le contrat initial.

OneWeb doit servir de pont avant l’arrivée d’IRIS²

L’Europe ne veut pas attendre 2030 sans disposer de capacités en orbite basse.

Eutelsat possède déjà OneWeb, la principale grande constellation LEO européenne actuellement opérationnelle.

Le 10 septembre, Eutelsat a annoncé vouloir commander 229 satellites OneWeb supplémentaires à Airbus, en plus des 440 nouveaux appareils déjà commandés.

Cela porterait à 669 le nombre de nouveaux satellites OneWeb qu’Airbus doit fabriquer pour renouveler et renforcer la constellation.

Eutelsat explique explicitement que cette flotte doit assurer la continuité du service jusqu’à la disponibilité commerciale complète d’IRIS².

Il existe donc désormais une véritable continuité industrielle : OneWeb fournit les capacités européennes disponibles aujourd’hui, tandis qu’IRIS² doit prendre progressivement le relais avec une infrastructure beaucoup plus souveraine et sécurisée.

Quand IRIS² sera-t-il opérationnel ?

Le calendrier a été accéléré pendant l’été 2026.

Les premiers lancements sont désormais visés à partir de 2029.

Les premières capacités gouvernementales souveraines doivent commencer à devenir disponibles à partir de 2030, avec un déploiement progressif du reste du système pendant les années suivantes.

Ce calendrier reste un objectif de programme. Aucun lancement IRIS² précis ne dispose encore d’une date, d’une heure ou d’un manifeste définitif.

La Commission et SpaceRISE doivent encore attribuer ou finaliser de nombreux contrats liés aux satellites, aux lanceurs, aux terminaux utilisateurs et aux différentes composantes du réseau terrestre.

Quelles fusées lanceront IRIS² ?

Le calendrier de lancement nécessitera un nombre important de missions orbitales à partir de 2029.

Arianespace fait partie de l’écosystème industriel européen associé au programme, et l’Europe souhaite naturellement utiliser ses propres capacités de lancement autant que possible.

Mais aucun manifeste complet répartissant les 348 satellites entre Ariane 6 et d’autres lanceurs n’est encore publié.

Il ne faut donc pas présenter aujourd’hui Ariane 6 comme l’unique lanceur confirmé de toute la constellation.

IRIS² veut aussi éviter une dépendance à un fournisseur unique

L’un des principes structurants du programme est précisément de ne pas recréer en Europe une dépendance envers une seule entreprise.

La constellation fait intervenir plusieurs opérateurs — SES, Eutelsat et Hispasat — mais également plusieurs constructeurs, équipementiers, opérateurs télécoms, PME et nouveaux acteurs du spatial.

Airbus et Thales Alenia Space doivent coopérer sur la première couche de 66 satellites : Airbus produit les plateformes et réalise l’intégration, tandis que Thales fournit les charges utiles sécurisées.

Cette architecture industrielle est moins intégrée verticalement que celle de SpaceX, qui fabrique ses satellites Starlink, ses terminaux et ses fusées.

Elle peut être plus complexe à coordonner, mais elle permet également de répartir les compétences et la souveraineté industrielle entre plusieurs pays européens.

IRIS² face à Starlink : l’Europe peut-elle réellement rattraper SpaceX ?

En nombre de satellites déjà déployés et en utilisateurs connectés, l’écart avec Starlink reste immense.

IRIS² ne commencera ses lancements qu’en 2029, alors que Starlink possède déjà une infrastructure mondiale et continue de lancer de nouvelles générations de satellites avec Falcon 9 puis Starship.

Mais la réussite d’IRIS² ne se mesurera pas uniquement au nombre de satellites.

Le véritable objectif européen est de disposer d’une capacité indépendante, sécurisée et garantie sur laquelle les États membres peuvent compter quelles que soient les décisions commerciales ou politiques prises par un opérateur extérieur à l’Union.

Dans cette perspective, IRIS² ne doit pas nécessairement devenir plus grand que Starlink pour remplir sa mission.

IRIS² en quelques chiffres

  • nom : IRIS² — Infrastructure for Resilience, Interconnectivity and Security by Satellite ;
  • propriétaire du programme : Union européenne / Commission européenne ;
  • concessionnaire : SpaceRISE ;
  • opérateurs SpaceRISE : SES, Eutelsat et Hispasat ;
  • constellation principale : 348 satellites ;
  • orbite basse : 330 satellites ;
  • orbite moyenne : 18 satellites ;
  • Eutelsat : chef de file du segment LEO ;
  • SES : responsable des 18 satellites MEO ;
  • Hispasat : maître d’œuvre du segment terrestre et responsable de la couche Low LEO ;
  • Airbus : plateformes et intégration de la première couche LEO ;
  • Thales Alenia Space : charges utiles gouvernementales sécurisées des 330 satellites LEO ;
  • premiers lancements : visés à partir de 2029 ;
  • premiers services souverains : visés à partir de 2030 ;
  • investissement total actuel annoncé par Hispasat : plus de 15,6 Md€ ;
  • durée de la concession : douze ans.

Conclusion : IRIS² passe enfin des promesses à la fabrication

En 2025, IRIS² était encore principalement une ambition européenne dont une grande partie de l’architecture industrielle restait à préciser.

En septembre 2026, la situation est différente : 348 satellites sont prévus, les responsabilités industrielles sont distribuées, Airbus démarre la première couche et Thales Alenia Space dispose d’un accord portant sur les charges utiles gouvernementales des 330 satellites LEO.

L’Europe reste très loin de Starlink en nombre de satellites déjà opérationnels. Mais IRIS² ne cherche pas uniquement à rattraper SpaceX sur son terrain commercial : le programme doit garantir que les gouvernements, les armées, les services d’urgence et les infrastructures critiques européennes puissent disposer d’un réseau contrôlé en Europe.

Avec l’arrivée du Direct-to-Device et l’appel d’Emmanuel Macron à une alliance européenne capable de fournir un service aux smartphones d’ici 2030, la frontière entre IRIS², les opérateurs mobiles et les futures constellations commerciales devient également de plus en plus importante.

La prochaine grande étape sera désormais industrielle : produire les premiers satellites, sécuriser les lanceurs et tenir l’objectif des premiers décollages en 2029.

👉 À lire aussi : notre dossier sur Orange et les opérateurs européens face à Starlink, notre guide sur Starlink Mobile et Direct to Cell en France, notre guide Starlink et notre dossier consacré à Starship.

Sources

FAQ — IRIS² face à Starlink

Combien de satellites comptera IRIS² ?

La constellation principale IRIS² doit désormais compter 348 satellites : 330 en orbite terrestre basse et 18 en orbite terrestre moyenne. Des éléments supplémentaires pourront également être déployés pour certaines missions spécifiques.

Qui construit et exploite IRIS² ?

La Commission européenne pilote le programme et le consortium SpaceRISE, composé de SES, Eutelsat et Hispasat, dispose de la concession. Eutelsat dirige le segment LEO, SES le segment MEO et Hispasat le segment terrestre. Airbus, Thales Alenia Space, OHB et d’autres industriels participent à la fabrication du système.

IRIS² est-il le concurrent européen de Starlink ?

IRIS² concurrence Starlink sur certains marchés de la connectivité satellite, mais sa priorité est différente. Le programme vise d’abord à garantir à l’Europe des communications souveraines et sécurisées pour les gouvernements, la défense, les services d’urgence et les infrastructures critiques, tout en proposant aussi des services commerciaux.

Quand les premiers satellites IRIS² seront-ils lancés ?

Les premiers lancements IRIS² sont actuellement visés à partir de 2029. Les premiers services souverains et sécurisés doivent commencer à être disponibles à partir de 2030. Aucune mission précise ne dispose encore d’une date de lancement confirmée.

IRIS² permettra-t-il de connecter directement les smartphones ?

Le programme prévoit une couche Low LEO conduite par Hispasat destinée notamment au Direct-to-Device et à l’Internet des objets. Emmanuel Macron a également appelé en septembre 2026 à créer une alliance européenne du Direct-to-Device capable de proposer une offre européenne d’ici 2030. Cette offre n’existe pas encore aujourd’hui.

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