Cette « étoile démon » perd les deux tiers de son éclat tous les trois jours : voici quand la voir

Elle porte le surnom d’« étoile démon » et, tous les trois jours environ, elle semble perdre brutalement une grande partie de son éclat. Algol, dans la constellation de Persée, sera particulièrement intéressante à observer dans la soirée du vendredi 23 octobre 2026 : son minimum de luminosité est attendu vers 21h20–21h30 à Paris. Aucun télescope n’est nécessaire pour constater le phénomène.

À l’approche d’Halloween, la NASA vient justement de remettre cette étoile singulière à l’honneur. Dans la mythologie associée à la constellation de Persée, Algol représente l’œil de la Méduse, qui semble « cligner » lorsque l’étoile perd son éclat.

  • Objet : Algol, ou Bêta de Persée ;
  • Surnom : « étoile démon » ;
  • Constellation : Persée ;
  • Cycle : environ 2 jours, 20 heures et 49 minutes ;
  • Éclipse principale : environ 10 heures ;
  • Éclat apparent : magnitude environ 2,1 à 3,4 ;
  • Excellent minimum en France : vendredi 23 octobre vers 21h20–21h30 ;
  • Matériel : observation possible à l’œil nu, jumelles recommandées.

Pourquoi cette étoile semble-t-elle « s’éteindre » tous les trois jours ?

Algol ne s’éteint évidemment pas réellement.

Ce que nous percevons comme une seule étoile est en réalité un système comprenant trois étoiles. Deux d’entre elles orbitent suffisamment près l’une de l’autre pour provoquer des éclipses régulières vues depuis la Terre.

Pendant l’éclipse principale, l’étoile la moins lumineuse passe devant la composante plus brillante et en masque une partie.

La luminosité totale du système chute alors fortement pendant plusieurs heures.

La NASA indique que l’éclat apparent passe d’environ magnitude 2,1 à magnitude 3,4. Comme l’échelle des magnitudes est logarithmique, cela correspond à une diminution de luminosité beaucoup plus importante que les chiffres pourraient le laisser penser : Algol paraît environ trois fois moins brillante au voisinage du minimum.

Le meilleur soir d’octobre tombe le vendredi 23

Les éclipses d’Algol se répètent régulièrement, mais beaucoup de minima se produisent en plein jour ou à des heures peu pratiques.

Le vendredi 23 octobre 2026 offre en revanche un créneau particulièrement intéressant depuis la France métropolitaine.

Les éphémérides placent le minimum principal autour de 19h20 UTC. Selon les calculs publiés, quelques minutes de différence existent entre les sources, ce qui donne environ 21h20 à 21h30 à Paris, Bruxelles et Genève.

Vous pouvez commencer à regarder Algol une à deux heures auparavant, puis comparer son éclat toutes les 20 à 30 minutes.

Après le minimum, l’étoile recommencera progressivement à devenir plus brillante.

À quelle heure voir le minimum selon votre région ?

En prenant comme référence un minimum autour de 19h20 UTC le 23 octobre :

  • Paris · Bruxelles · Genève : vers 21h20 le 23 octobre ;
  • La Réunion : vers 23h20 le 23 octobre ;
  • Guadeloupe · Martinique : vers 15h20, donc en plein jour ;
  • Guyane : vers 16h20, observation défavorable ;
  • Polynésie française · Papeete : vers 9h20, en plein jour ;
  • Nouvelle-Calédonie · Nouméa : vers 6h20 le 24 octobre, au voisinage de l’aube ;
  • Québec : vers 15h20, en plein jour ;
  • Abidjan · Dakar : vers 19h20 le 23 octobre.

Les régions où ce minimum tombe en journée pourront profiter d’un autre cycle : Algol recommence à s’assombrir environ tous les 2,87 jours.

Où trouver Algol dans le ciel ?

Algol appartient à la constellation de Persée.

En automne depuis la France, cherchez Persée dans la partie nord-est du ciel à partir du milieu de soirée, non loin des constellations facilement reconnaissables de Cassiopée et d’Andromède.

La NASA indique qu’Algol est déjà repérable à partir d’environ 21h pendant cette période de l’année.

L’étoile Almach, dans Andromède, constitue également un bon point de comparaison. Lorsque Algol est à son éclat normal, les deux paraissent assez proches en luminosité. Au moment du minimum, la différence devient beaucoup plus évidente.

Peut-on vraiment voir la différence à l’œil nu ?

Oui. Algol est l’une des étoiles variables les plus accessibles aux débutants.

L’Association américaine des observateurs d’étoiles variables indique un éclat compris approximativement entre les magnitudes 2,1 et 3,3 à 3,4.

L’idéal consiste à observer l’étoile avant le minimum, mémoriser ou noter sa luminosité par rapport aux étoiles voisines, puis recommencer toutes les demi-heures.

Des jumelles faciliteront le repérage depuis une zone touchée par la pollution lumineuse, mais elles ne sont pas indispensables.

Pourquoi l’appelle-t-on « l’étoile démon » ?

La réputation inquiétante d’Algol est ancienne.

Dans les représentations classiques de la constellation, Persée tient la tête de la Gorgone Méduse et Algol occupe la position de son œil.

Son changement d’éclat régulier a naturellement renforcé cette image d’un œil qui s’ouvre et se ferme dans le ciel.

La NASA utilise d’ailleurs elle-même pour octobre les surnoms « Demon Star » et « The Ghoul ».

Elle ne « cligne » pas instantanément

Le terme peut donner une fausse impression : Algol ne passe pas brutalement d’un état lumineux à un état sombre en quelques secondes.

L’ensemble de l’éclipse principale dure autour de 10 heures. L’étoile diminue progressivement d’éclat, atteint son minimum, puis retrouve sa luminosité habituelle.

C’est justement ce qui rend l’expérience intéressante : vous pouvez observer vous-même le changement au cours d’une seule soirée, sans instrument scientifique.

Un phénomène parfaitement régulier, pas un signe que l’étoile va exploser

La baisse de luminosité d’Algol n’annonce ni explosion ni disparition de l’étoile.

Il s’agit d’un phénomène orbital régulier connu depuis des siècles et étudié très précisément par les astronomes.

Les satellites modernes comme TESS de la NASA peuvent mesurer cette variation avec une précision bien supérieure à celle de l’œil humain et produire une courbe de lumière où chaque éclipse apparaît très clairement.

Mais le 23 octobre au soir, l’expérience peut aussi être reproduite de manière beaucoup plus simple : un ciel dégagé, Persée au nord-est et quelques observations espacées d’une demi-heure suffisent pour voir « l’étoile démon » perdre puis retrouver son éclat.

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Quand voir Algol perdre son éclat en octobre 2026 ?

Un minimum particulièrement favorable depuis la France est attendu le vendredi 23 octobre vers 21h20 à 21h30. Il est conseillé de commencer l’observation une à deux heures auparavant pour constater progressivement la baisse de luminosité.

Pourquoi Algol est-elle surnommée l’étoile démon ?

Algol se situe dans la constellation de Persée, à l’emplacement traditionnel de l’œil de la Gorgone Méduse. Son éclat diminue régulièrement lorsque deux étoiles du système s’éclipsent, donnant l’impression d’un œil qui cligne.

Peut-on voir Algol changer de luminosité à l’œil nu ?

Oui. Algol passe approximativement de la magnitude 2,1 à 3,4 pendant son éclipse principale. Cette différence est suffisamment importante pour être remarquée à l’œil nu, surtout en comparant son éclat avec celui des étoiles voisines.

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