Starship 14 : SpaceX va tenter de capturer le vaisseau, vol orbital en vue

⚡ Dernière mise à jour : 25 juillet 2026. Au lendemain du succès de Starship 13, Elon Musk a annoncé une intention spectaculaire pour le vol suivant : Starship 14 tentera la toute première capture du vaisseau (l’étage supérieur) par les bras de la tour de lancement. Conséquence directe : pour revenir se poser à Starbase, le vaisseau devra d’abord boucler une orbite — ce qui ferait de Starship 14 le premier vol orbital du programme. Une réserve de taille demeure : Musk conditionne cette tentative à une analyse favorable des données du vol 13. Aucune date ferme n’est encore fixée ; SpaceX vise une cadence mensuelle, soit un vol possible dès la fin de l’été 2026. Page enrichie à chaque annonce.

Avec Starship 14 (aussi appelé Starship Flight 14 ou Starship vol 14), SpaceX s’apprête peut-être à tourner l’une des pages les plus importantes de son histoire. Après une longue série de vols suborbitaux couronnée par le succès du vol 13, ce quatorzième vol d’essai vise deux « premières » d’un coup : atteindre l’orbite et capturer le vaisseau lui-même au retour, une manœuvre jamais tentée.

Date envisagée, objectifs, capture du vaisseau, véhicules et enjeux : voici tout ce que l’on sait à ce stade sur Starship 14. Attention : la mission est encore en préparation et la plupart des éléments ci-dessous restent à confirmer par SpaceX.

L’annonce choc : SpaceX veut capturer le vaisseau

C’est ce qui fait de Starship 14 une mission potentiellement historique. Jusqu’à présent, SpaceX n’a réussi à attraper avec les bras de sa tour — surnommés « Mechazilla » ou « chopsticks » — que des boosters Super Heavy, le premier étage. Jamais le vaisseau, l’étage supérieur qui revient de l’espace à très haute vitesse et température.

Elon Musk a indiqué que, sauf problème découvert lors de l’analyse des données du vol 13, SpaceX tentera de capturer le vaisseau avec la tour dès le prochain vol. Ce serait une grande première, considérée comme l’un des jalons techniques les plus difficiles de tout le programme : le vaisseau doit effectuer une rentrée atmosphérique complète, freiner, se redresser et se présenter avec une précision extrême face aux bras de la tour.

Cette ambition est cohérente avec le succès du vol 13, où le vaisseau Ship 40 avait réussi un amerrissage en douceur dans l’océan Indien, revenant intact. Passer de l’amerrissage contrôlé à la capture par la tour est l’étape logique suivante.

Pourquoi cela impose un vol orbital

Il y a une conséquence directe et incontournable à cette intention : pour être capturé à Starbase, le vaisseau doit revenir jusqu’à son site de lancement. Or, jusqu’ici, tous les vols — y compris le vol 13 — suivaient une trajectoire suborbitale se terminant par un amerrissage à l’autre bout du monde, dans l’océan Indien.

Ramener le vaisseau au Texas suppose qu’il ait d’abord fait le tour de la Terre. Autrement dit : tenter la capture du vaisseau implique un vol orbital. C’est pourquoi Starship 14, s’il vise cette capture, sera aussi mécaniquement le premier vol orbital du programme — un objectif poursuivi depuis les tout débuts de Starship.

Atteindre l’orbite change tout : déploiement de charges utiles à leur altitude opérationnelle, futurs essais de ravitaillement en orbite (indispensables aux missions lunaires et martiennes), et durées de vol bien supérieures.

La grande réserve : « si l’analyse des données est au vert »

Prudence, toutefois. Cette perspective est assortie d’une condition qu’Elon Musk a lui-même posée : la tentative n’aura lieu que si aucun problème n’est découvert lors de la revue des données du vol 13.

Or ce vol 13, s’il fut un large succès, n’a pas été parfait : l’atterrissage du booster a échoué, seuls 5 de ses 13 moteurs prévus s’étant allumés pour le landing burn. Si l’analyse révèle que ce raté, ou d’autres anomalies, nécessitent des correctifs, SpaceX pourrait revoir ses ambitions à la baisse pour le vol 14 — voire retarder la tentative de capture du vaisseau à une mission ultérieure. Le profil définitif n’est pas encore publié.

En clair : l’intention est affichée et spectaculaire, mais rien n’est verrouillé tant que SpaceX n’a pas confirmé le profil de mission officiel.

Et le booster, dans tout ça ?

Une inconnue demeure côté premier étage. SpaceX n’a pas précisé si le booster B21 tentera lui aussi une capture par la tour, ou s’il visera de nouveau un amerrissage au large comme sur les vols 12 et 13.

L’échec du landing burn du vol 13 plaide plutôt pour une nouvelle validation prudente de la manœuvre de retour du booster avant d’en tenter la capture. Mais aucune information officielle ne tranche cette question pour l’instant. Nous mettrons cette section à jour dès que le profil de mission sera connu.

B21 et Ship 41 : les véhicules du vol 14

Starship 14 doit voler avec un attelage entièrement neuf de la génération V3 (Block 3) : le booster Super Heavy B21 et le vaisseau Ship 41.

Le booster B21 est déjà bien avancé. Son empilage a débuté en mai 2026 et s’est achevé fin juin ; mi-juillet, l’engin a rejoint le site d’essais de Massey’s pour ses tests de mise sous pression cryogénique. C’est ce niveau d’avancement qui rend un vol de fin d’été plausible. Le vaisseau Ship 41, sur lequel repose la tentative de capture, suit son propre chemin de préparation.

Comme leurs prédécesseurs V3, ces véhicules embarquent les moteurs Raptor 3, un interétage intégré et les évolutions de bouclier thermique testées sur les vols précédents — ce dernier point étant crucial pour survivre à une rentrée orbitale, plus exigeante qu’une rentrée suborbitale.

Starship 14 : quand aura lieu le lancement ?

À ce jour, aucune date ferme n’a été communiquée. Gwynne Shotwell, présidente de SpaceX, a déclaré viser une cadence de lancement mensuelle une fois la génération V3 rodée. Le vol 13 ayant décollé le 24 juillet, cette logique place le vol 14 au plus tôt à la fin de l’été 2026, avec une cible générale au troisième trimestre.

La date réelle dépendra surtout de la revue des données du vol 13 — celle-là même qui conditionne la tentative de capture — et de l’achèvement de la préparation de B21 et Ship 41.

Résumé rapide : Starship 14 en un coup d’œil

  • Mission : quatorzième vol d’essai intégré de Starship, troisième de la génération V3

  • Objectif phare : première tentative de capture du vaisseau (Ship) par la tour

  • Conséquence : premier vol orbital du programme (la capture l’impose)

  • Condition : analyse favorable des données du vol 13

  • Date visée : non confirmée ; au plus tôt fin été 2026 (cible T3 2026)

  • Véhicules : booster Super Heavy B21 et vaisseau Ship 41

  • Sort du booster : capture ou amerrissage — non précisé à ce jour

  • Lieu attendu : Starbase, Texas

Ce qui reste à confirmer

Starship 14 est une mission en devenir. Plusieurs éléments clés ne seront tranchés qu’après la revue complète du vol 13 :

  • le maintien ou non de la tentative de capture du vaisseau ;

  • le profil de vol définitif (orbital, comme attendu, ou ajusté) ;

  • le sort du booster B21 (capture ou amerrissage) ;

  • la charge utile embarquée ;

  • la date et la fenêtre de tir.

Pourquoi Starship 14 est si attendu

Si les ambitions se confirment, ce vol condenserait deux jalons historiques dans une seule mission : atteindre l’orbite et récupérer le vaisseau en vol. Ce serait une étape décisive vers la réutilisation rapide et complète qui fonde tout le modèle économique de Starship — booster ET vaisseau ramenés à la tour, prêts à revoler.

Les enjeux dépassent SpaceX. La montée en cadence conditionne le déploiement massif des satellites Starlink V3, qui ne peuvent voler que sur Starship. Et chaque progrès rapproche la version Starship HLS, l’atterrisseur lunaire retenu par la NASA pour Artemis — un programme qui repose sur le ravitaillement orbital, impossible sans maîtrise du vol orbital.

FAQ : vos questions sur Starship 14

SpaceX va-t-il vraiment capturer le vaisseau ?

C’est l’intention annoncée par Elon Musk : sauf problème détecté à l’analyse des données du vol 13, SpaceX tentera pour la première fois de capturer le vaisseau avec les bras de la tour lors du vol 14. Jusqu’ici, seuls des boosters ont été capturés.

Pourquoi cela veut dire un vol orbital ?

Parce que capturer le vaisseau à Starbase suppose qu’il revienne à son point de départ, donc qu’il ait bouclé une orbite. Tenter la capture implique mécaniquement un profil orbital — une première pour le programme.

Quand décolle Starship 14 ?

Aucune date ferme. SpaceX visant une cadence mensuelle, le vol est envisageable dès la fin de l’été 2026 (cible T3). La date dépendra de la revue du vol 13 et de la préparation des véhicules.

Est-ce certain à 100 % ?

Non. Musk a posé une condition claire : la tentative n’aura lieu que si aucun problème n’est découvert lors de l’analyse des données du vol 13. Le profil officiel n’est pas encore publié.

Quels véhicules voleront ?

Le booster B21 et le vaisseau Ship 41, tous deux de génération V3. B21 est en essais cryogéniques depuis mi-juillet 2026.

Où suivre le lancement ?

Le direct sera diffusé sur le site officiel de SpaceX et sur son compte X @SpaceX, généralement 30 minutes avant le décollage. Les liens seront ajoutés ici dès l’annonce de la date.

Conclusion : le vol de tous les possibles

Starship 14 pourrait être le vol qui fait basculer le programme d’une phase d’essais vers une phase opérationnelle : première orbite, première capture du vaisseau, cadence mensuelle. L’intention est spectaculaire, la condition posée par Musk — une revue de données sans mauvaise surprise — rappelle qu’elle n’est pas encore acquise. Une chose est sûre : entre le succès du vol 13 et cette promesse de capture, la prochaine annonce de SpaceX sera l’une des plus attendues de l’année spatiale.

Cette page sera mise à jour en continu dès que SpaceX communiquera la date, le profil de vol et les objectifs officiels de Starship 14.

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