Fusion Tesla SpaceX : une annonce visée en 2027, avant la fin du mandat de Trump

Information financière : cet article ne constitue pas un conseil en investissement.

Après la confirmation de comités spéciaux chargés d’étudier un rapprochement, la question est désormais celle du calendrier. Selon Bloomberg, cité par Euronews, l’objectif serait d’annoncer une fusion entre Tesla et SpaceX au premier semestre 2027, et de la boucler avant la fin du mandat de Donald Trump, en janvier 2029. Rien n’est décidé : aucun accord n’a été trouvé sur les conditions, et Elon Musk lui-même juge l’opération incertaine. Voici ce que l’on sait du calendrier visé, des raisons de cette fusion et des critiques qu’elle suscite.

L’essentiel en bref

  • Confirmé : Tesla et SpaceX ont chacune formé un comité spécial d’administrateurs indépendants pour étudier une fusion ; aucun accord n’est conclu ;
  • Calendrier rapporté par Bloomberg : une annonce au premier semestre 2027, une finalisation avant janvier 2029 ;
  • Un obstacle de taille : la fusion devrait être approuvée par plus de la moitié de toutes les actions Tesla ;
  • Une opération hors norme : les deux groupes pèsent ensemble environ 3 500 milliards de dollars en Bourse ;
  • Des critiques : certains analystes estiment que SpaceX paierait Tesla trop cher.

Ce qu’a dit Elon Musk

C’est lors de la conférence de résultats de SpaceX, le mardi 20 octobre 2026, qu’Elon Musk a confirmé l’existence des deux comités. Il a jugé qu’une fusion serait « une bonne idée », en citant le chevauchement croissant entre les deux entreprises, tout en estimant qu’il serait exagéré de la considérer comme acquise. Présent des deux côtés, il se dit « partie en conflit » et ne participe pas aux négociations. Il a comparé l’exercice au fait de devoir « faire des claquettes dans un champ de mines », selon Fortune et Euronews.

Le détail des comités et du vote requis est expliqué dans notre article Fusion Tesla SpaceX : Elon Musk confirme des comités pour étudier un rapprochement.

Pourquoi viser une fin avant janvier 2029 ?

Selon Bloomberg, l’objectif serait de finaliser l’opération pendant le mandat de Donald Trump, qui s’achève en janvier 2029. Euronews y voit la recherche d’un accueil politique plus favorable, l’opération restant de toute façon soumise à l’examen des autorités et des actionnaires. Elon Musk s’est rapproché de Donald Trump ces derniers mois. Une victoire démocrate aux élections de mi-mandat de novembre pourrait, selon Euronews, renforcer le contrôle des contrats fédéraux de SpaceX et du logiciel de conduite autonome de Tesla.

Ce calendrier est une information de presse, attribuée à Bloomberg : ni Tesla ni SpaceX ne l’ont confirmé.

Les raisons d’un rapprochement

  • L’intelligence artificielle : les deux groupes construisent déjà ensemble l’usine de puces Terafab au Texas. Les voitures autonomes et les robots Optimus de Tesla pourraient utiliser la puissance de calcul que développe SpaceX, y compris ses projets de centres de données en orbite ;
  • La simplicité : réunir les deux sociétés permettrait de partager ingénieurs et ressources sans les déclarations et contentieux liés aux transactions entre entreprises liées ;
  • Le contrôle : Elon Musk détient près de la moitié du capital de SpaceX et plus de 80 % de ses droits de vote, grâce à des actions à droits de vote multiples, mais seulement environ 20 % de Tesla, selon Euronews. Il a déjà dit vouloir au moins 25 % des voix chez Tesla ;
  • La rémunération : son plan de rémunération chez Tesla considère plusieurs objectifs de performance comme atteints en cas de certaines fusions, selon Euronews.

Une opération contestée

Plusieurs voix critiquent le projet. Dans Fortune, un chroniqueur estime que SpaceX paierait Tesla trop cher. Son raisonnement repose sur une hypothèse : une prime de 30 %, courante dans les rachats technologiques. Tesla, qui vaut environ 1 520 milliards de dollars, coûterait alors près de 2 000 milliards, et SpaceX devrait émettre l’équivalent de 92 % de ses actions actuelles pour la payer. Or les profits de Tesla reculent, alors que ceux de SpaceX progressent : au troisième trimestre, Tesla a vu son bénéfice net chuter de 43 %, à 787 millions de dollars, quand SpaceX dégageait 4,4 milliards de dollars de bénéfice. Il s’agit d’une analyse fondée sur des hypothèses, pas des conditions de l’opération, qui restent inconnues.

D’autres pointent la gouvernance. Fortune rappelle que de grands investisseurs publics américains, comme le fonds de pension CalPERS, avaient jugé la structure de SpaceX parmi les plus favorables aux dirigeants jamais vues à cette échelle sur les marchés américains.

Les prochaines étapes

  • 3 novembre 2026 : élections de mi-mandat aux États-Unis ;
  • 3 décembre 2026 : assemblée générale de Tesla, dont l’ordre du jour ne comporte pas de vote sur une fusion ;
  • premier semestre 2027 : annonce visée d’un accord, selon Bloomberg ;
  • avant janvier 2029 : finalisation visée, selon Bloomberg.

Pour suivre le cours de SpaceX, consultez notre page consacrée à l’action SpaceX (SPCX).

Ce qu’il faut retenir

  • Tesla et SpaceX étudient officiellement une fusion, mais aucun accord n’est conclu ;
  • selon Bloomberg, l’objectif serait une annonce au premier semestre 2027 et une finalisation avant la fin du mandat de Donald Trump ;
  • Elon Musk y verrait un moyen de renforcer son contrôle sur Tesla et d’unifier ses projets d’intelligence artificielle ;
  • des analystes jugent que SpaceX risquerait de payer Tesla trop cher.

Cet article est fourni à titre informatif et ne constitue pas un conseil en investissement. Investir en Bourse comporte un risque de perte en capital.

Sources

Quand la fusion Tesla SpaceX pourrait-elle avoir lieu ?

Aucune date n’est officielle. Selon Bloomberg, l’objectif serait d’annoncer un accord au premier semestre 2027 et de finaliser l’opération avant la fin du mandat de Donald Trump, en janvier 2029.

La fusion Tesla SpaceX est-elle décidée ?

Non. Des comités spéciaux d’administrateurs indépendants étudient le projet, mais aucun accord n’a été trouvé. Il faudrait aussi l’accord de plus de la moitié de toutes les actions Tesla.

Pourquoi Elon Musk veut-il fusionner Tesla et SpaceX ?

Il met en avant le chevauchement croissant des deux groupes, notamment dans l’intelligence artificielle et les puces. Une fusion renforcerait aussi son contrôle sur Tesla, dont il ne détient qu’environ 20 %, selon Euronews.

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