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L’action SpaceX a terminé la séance du vendredi 2 octobre 2026 en forte hausse. SPCX a clôturé à 158,96 $, soit +7,35 %, alors qu’Elon Musk venait de dévoiler un nouvel objectif particulièrement ambitieux pour les systèmes d’intelligence artificielle développés avec Nvidia : faire fonctionner une version SpaceX de l’architecture Vera Rubin NVL72 à près de 250 kW de puissance moyenne.
Le chiffre de +6 % diffusé pendant la séance par plusieurs médias, dont Invezz, correspondait à une photographie du cours avant la clôture. Le gain final a atteint 10,89 $ par action, avec un plus haut intrajournalier à 159,84 $.
Il serait toutefois excessif d’attribuer toute cette hausse à une seule déclaration d’Elon Musk. SpaceX sortait également d’une semaine marquée par la première orbite de Starship, trois lancements en environ treize heures et le début de la phase principale d’un important contrat de calcul avec Google.
SpaceX vise désormais près de 250 kW en continu pour son IA Nvidia
Elon Musk a indiqué être « prudemment optimiste » quant à la possibilité pour SpaceX de faire fonctionner sa version du système Nvidia à près de 250 kW de puissance moyenne.
Selon lui, la puissance de pointe pourrait être environ 10 % supérieure, ce qui correspondrait à approximativement 275 kW.
Musk présente cet objectif comme important non seulement pour les futurs satellites de calcul orbital Starmind AI1, mais potentiellement aussi pour les infrastructures terrestres de SpaceX.
Il attribue cette progression potentielle au travail conjoint de conception mené avec les ingénieurs de Nvidia.
Attention : 250 kW en moyenne n’est pas encore une performance démontrée
La distinction est importante.
La fiche technique publique actuelle de Starmind AI1 indique encore une charge informatique pouvant atteindre 250 kW en pointe et 175 kW en moyenne.
La nouvelle déclaration de Musk va donc sensiblement plus loin : elle vise à transformer ce qui était jusqu’ici proche de la puissance maximale en une puissance qui pourrait être maintenue en moyenne.
SpaceX n’a pas annoncé que ce niveau avait déjà été atteint. Musk parle d’un objectif qu’il estime désormais possible, sous réserve que les systèmes d’alimentation électrique et surtout d’évacuation thermique fonctionnent comme prévu.
« VR72 » ou « NVL72 » : de quoi parle exactement Musk ?
Une petite confusion apparaît dans plusieurs articles consacrés à l’annonce.
Musk a utilisé l’expression « SpaceX version of the VR72 » dans son message. Mais le produit officiellement présenté par Nvidia porte le nom de Vera Rubin NVL72.
Nvidia a confirmé en août que la première génération de satellite Starmind utiliserait une version optimisée de Vera Rubin NVL72, une architecture de calcul à l’échelle d’une baie regroupant notamment 72 GPU Rubin et 36 CPU Vera.
Il est donc préférable de parler de « version SpaceX de Vera Rubin NVL72 » plutôt que de transformer « VR72 » en une nouvelle référence matérielle distincte.
Pourquoi 250 kW représentent-ils un enjeu majeur pour Starmind ?
Pour un satellite d’intelligence artificielle, produire de l’électricité ne suffit pas. Presque toute l’énergie consommée par les processeurs finit sous forme de chaleur.
Sur Terre, les grands centres de données peuvent utiliser de l’eau, des pompes, des ventilateurs et d’importantes installations de refroidissement.
Dans le vide spatial, la chaleur doit finalement être évacuée par rayonnement. Plus SpaceX veut maintenir ses GPU à forte puissance, plus les radiateurs thermiques deviennent donc critiques.
La fiche actuelle d’AI1 décrit un satellite d’environ 30 m de hauteur et 75 m d’envergure, conçu précisément autour de ces contraintes d’énergie solaire et de refroidissement.
SpaceX prévoit de commencer à déployer ses premiers systèmes de calcul orbital au plus tôt fin 2027. Il s’agit encore d’un programme en développement.
Google et Anthropic transforment déjà l’IA en activité commerciale pour SpaceX
L’intérêt des investisseurs pour cette annonce ne repose pas uniquement sur les futurs satellites.
SpaceX commercialise déjà d’importantes capacités de calcul terrestres.
Un accord officiellement déclaré auprès de la SEC prévoit que Google verse 920 millions de dollars par mois d’octobre 2026 à juin 2029 pour accéder à une capacité comprenant environ 110 000 GPU Nvidia, ainsi que des CPU, de la mémoire et d’autres équipements.
SpaceX a également conclu avec Anthropic des accords portant sur environ 325 000 GPU Nvidia répartis entre ses infrastructures Colossus et Colossus II. Le montant prévu est de 1,25 milliard de dollars par mois jusqu’en mai 2029, avec des possibilités de résiliation prévues contractuellement.
Ces contrats expliquent pourquoi l’activité IA occupe désormais une place importante aux côtés de Starlink et des lancements dans l’analyse financière de SpaceX.
UBS attend 7,6 milliards de dollars de revenus IA au troisième trimestre
Les chiffres actuellement avancés pour le troisième trimestre restent des estimations d’analystes et non des résultats publiés par SpaceX.
UBS estime que le segment IA pourrait générer environ 7,6 milliards de dollars de revenus au troisième trimestre, notamment grâce à la montée en puissance du contrat Anthropic et aux premières contributions de Google.
La banque estime le chiffre d’affaires total trimestriel à 13,8 milliards de dollars et l’EBITDA ajusté à 7,5 milliards.
Mais cette croissance nécessite des dépenses considérables : UBS estime également les investissements du trimestre à environ 19,3 milliards de dollars et la consommation de trésorerie à 13,2 milliards.
Ces estimations ne doivent donc pas être interprétées comme une garantie sur les prochains résultats.
La hausse de SPCX intervient après une semaine exceptionnelle pour SpaceX
L’annonce sur Nvidia est arrivée dans une semaine chargée sur le plan opérationnel.
Le 28 septembre, Starship Flight 14 a atteint une véritable orbite pour la première fois et déployé 26 satellites Starlink V3.
Quelques jours plus tard, SpaceX a également réalisé en environ treize heures les lancements de Crew-13, Transporter-18 et NROL-97 avec Falcon 9 et Falcon Heavy.
Le contexte boursier était lui aussi favorable aux valeurs technologiques : le Nasdaq a progressé vendredi tandis que Nvidia atteignait de nouveaux sommets.
Il est donc impossible d’isoler précisément la part de la hausse de SPCX provenant de l’annonce des 250 kW, des contrats IA, de Starship ou du mouvement général du marché.
SPCX clôture à 158,96 $, mais reste très volatile
À 158,96 $, l’action SpaceX se situe environ 17,7 % au-dessus de son prix d’introduction de 135 $.
Elle reste néanmoins environ 29,6 % sous son record historique de 225,64 $, ce qui illustre l’ampleur des variations enregistrées depuis l’introduction en Bourse de juin.
Pour suivre le cours, les résultats publiés, les risques et les informations pratiques pour la France, consultez notre page Action SpaceX SPCX : cours, prix et achat.
Information importante : cet article présente des faits, des déclarations publiques et des estimations d’analystes à titre informatif. Il ne constitue pas un conseil en investissement ni une recommandation d’acheter, de conserver ou de vendre SPCX. Les objectifs techniques de SpaceX et les prévisions financières citées peuvent ne pas se réaliser. Investir en actions comporte un risque de perte partielle ou totale du capital.
SPCX a clôturé la séance du 2 octobre à 158,96 $, en hausse de 7,35 %. La séance a coïncidé avec de nouvelles déclarations d’Elon Musk sur l’IA Nvidia, le démarrage du contrat Google, plusieurs lancements SpaceX et une hausse générale du Nasdaq. Il n’est pas possible d’attribuer précisément le mouvement à une cause unique.
Oui pour la première génération annoncée. Nvidia indique que Starmind AI1 doit utiliser une version optimisée de l’architecture Vera Rubin NVL72. SpaceX présente toutefois l’architecture générale de ses satellites comme compatible avec différents fournisseurs de puces.
Non. Elon Musk a indiqué être prudemment optimiste quant à la possibilité d’approcher 250 kW de puissance moyenne. La fiche publique actuelle de Starmind AI1 indique encore 250 kW en pointe et 175 kW en moyenne. Le nouvel objectif n’est donc pas encore une performance démontrée.



