L’Europe prépare un nouveau satellite capable de mesurer depuis l’espace les vents à la surface des océans, les précipitations, l’humidité des sols, la glace de mer et même la quantité de glace présente dans les nuages. Baptisé MetOp-SG B1, il doit rejoindre son satellite partenaire déjà en orbite afin d’alimenter les modèles utilisés pour les prévisions météo et le suivi du climat.
Son lancement est prévu au quatrième trimestre 2026 depuis Kourou, en Guyane française, à bord d’une Ariane 6. Une base de planification météorologique internationale mentionne actuellement novembre, mais aucune date précise n’a encore été officiellement annoncée par l’ESA ou Arianespace.
- Satellite : MetOp-SG B1 ;
- Mission : météorologie, climat et observation de la Terre ;
- Lancement : prévu au quatrième trimestre 2026, sans date ferme annoncée ;
- Lanceur : Ariane 62 ;
- Site : Kourou, Guyane française ;
- Orbite : héliosynchrone à environ 832 km ;
- Instruments principaux : vents, humidité des sols, pluie, glace de mer, nuages de glace et profils atmosphériques.
Un satellite conçu pour améliorer les données utilisées par la météo
MetOp-SG B1 appartient à la deuxième génération des satellites météorologiques européens MetOp.
Contrairement aux satellites géostationnaires qui observent constamment une même région depuis très haute altitude, MetOp évolue beaucoup plus près de la Terre sur une orbite quasi polaire.
Le satellite passera ainsi au-dessus de presque toute la planète et doit contribuer à une couverture mondiale quotidienne, avec des passages beaucoup plus fréquents au-dessus des régions polaires.
Les mesures seront utilisées notamment dans les modèles numériques qui servent à produire les prévisions météorologiques, mais aussi pour la climatologie, l’océanographie et l’hydrologie.
Il pourra mesurer la vitesse et la direction du vent au-dessus des océans
L’un des instruments les plus imposants de MetOp-SG B1 est son diffusiomètre SCA.
Ce radar observe la rugosité de la surface de l’océan. Cette rugosité varie avec le vent, ce qui permet de déterminer sa vitesse et sa direction même très loin des stations météorologiques terrestres.
Ces données sont importantes pour suivre les dépressions, améliorer les modèles météo et prévoir l’état de la mer.
Le même instrument doit également fournir des informations sur l’humidité des sols à la surface des continents.
Pluie et neige observées grâce aux micro-ondes
MetOp-SG B1 emportera également un nouvel imageur micro-ondes MWI.
Contrairement à une caméra classique, cet instrument travaille dans plusieurs fréquences micro-ondes afin d’étudier les précipitations, les nuages et l’étendue de la glace de mer.
Ces observations peuvent apporter des informations là où les images visibles ou infrarouges deviennent moins efficaces, notamment en présence d’importantes couches nuageuses.
Les données de MWI seront notamment utilisées pour améliorer l’estimation des précipitations dans les modèles de prévision à courte échéance.
Un instrument inédit consacré à la glace dans les nuages
Une autre nouveauté est l’Ice Cloud Imager, ou ICI.
Cet instrument observera les cristaux de glace contenus dans les nuages en utilisant des fréquences millimétriques et submillimétriques.
Il doit fournir des informations sur la quantité de glace, son altitude et certaines propriétés des cristaux.
L’enjeu dépasse la simple météo du lendemain : les nuages de glace jouent aussi un rôle important dans le bilan énergétique de notre planète et restent l’une des sources d’incertitude dans les modèles climatiques.
La température et l’humidité seront aussi mesurées grâce aux satellites GPS
MetOp-SG B1 dispose également d’un instrument de radio-occultation.
Le principe consiste à observer les signaux provenant des satellites de navigation lorsqu’ils traversent différentes couches de l’atmosphère avant d’atteindre MetOp.
L’atmosphère modifie légèrement ces signaux. En analysant ces variations, les scientifiques peuvent reconstruire des profils verticaux de température et d’humidité ainsi que recueillir certaines informations sur l’ionosphère.
Argos-4 récupérera les données de milliers de balises
Le cinquième instrument principal est Argos-4, fourni avec la participation du CNES.
Son rôle est différent : il doit récupérer des informations envoyées par des plateformes situées à la surface de la Terre.
Il peut s’agir de bouées océaniques, de stations météorologiques, de ballons, de navires ou d’autres balises scientifiques.
MetOp-SG B1 servira ainsi à la fois de satellite d’observation et de relais pour un vaste réseau de mesures réalisées directement sur Terre ou dans les océans.
MetOp-SG B1 ne fonctionnera pas seul
La nouvelle génération MetOp repose sur des paires de satellites complémentaires.
MetOp-SG A1 est déjà en orbite depuis août 2025. Il emporte notamment des instruments destinés à mesurer la température et l’humidité atmosphériques, les aérosols, les gaz traces et la qualité de l’air.
B1 ajoutera principalement les observations micro-ondes, les vents océaniques, les précipitations et les nuages glacés.
Les deux satellites réunis disposent de 11 instruments embarqués — six sur le type A et cinq sur le type B — correspondant à dix types différents puisque la radio-occultation équipe les deux.
Un tour de la Terre environ toutes les 100 minutes
MetOp-SG B1 doit évoluer sur une orbite héliosynchrone à environ 832 km d’altitude.
Chaque satellite effectue environ 14 orbites par jour. Cela permet une couverture quotidienne de l’ensemble du globe et jusqu’à une quatorzaine de passages quotidiens dans les régions polaires.
Sa durée de fonctionnement nominale est fixée à environ 7,5 ans.
Trois paires successives de satellites MetOp-SG doivent assurer la continuité du programme européen pendant plus de vingt ans.
Quand MetOp-SG B1 sera-t-il lancé ?
Aucune date précise n’est officiellement annoncée à ce stade.
L’ESA avait initialement évoqué octobre 2026. Son calendrier récent indique désormais simplement un lancement au quatrième trimestre 2026.
La base OSCAR de l’Organisation météorologique mondiale mentionne de son côté novembre 2026, mais cette indication doit être considérée comme une donnée de planification tant qu’Arianespace et l’ESA n’ont pas publié de fenêtre officielle.
Le satellite doit partir de Kourou, en Guyane française, sur Ariane 62. Dès qu’une heure de lancement sera publiée, nous ajouterons les horaires pour Paris, Bruxelles, Genève et l’ensemble de la francophonie.
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L’ESA prévoit actuellement le lancement de MetOp-SG B1 au quatrième trimestre 2026. Une base de planification de l’Organisation météorologique mondiale mentionne novembre, mais aucune date précise n’a encore été annoncée par l’ESA ou Arianespace.
MetOp-SG B1 fournira notamment des données sur les vents à la surface des océans, l’humidité des sols, les précipitations, la glace de mer, les nuages de glace ainsi que des profils de température et d’humidité atmosphériques.
MetOp-SG B1 doit être lancé par une Ariane 62 depuis le port spatial européen de Kourou, en Guyane française, vers une orbite héliosynchrone située à environ 832 km d’altitude.



