Mise à jour du 9 octobre 2026 — Après 237 jours dans l’espace, la mission Crew-12 s’est achevée le 8 octobre par l’amerrissage réussi de Crew Dragon Freedom au large de la Californie. Mais au-delà du retour de Sophie Adenot, Jessica Meir, Jack Hathaway et Andreï Fediaïev, que retiendra-t-on de leurs travaux scientifiques ? Médecine spatiale, cellules souches, impression 3D métallique, intelligence artificielle, physique quantique et culture de plantes : la NASA et l’ESA dressent un premier bilan des expériences réalisées à bord de la Station spatiale internationale.
Ce bilan distingue les opérations accomplies, les premiers résultats rendus publics et les recherches dont les conclusions restent à établir. Plusieurs expériences se poursuivent après le retour des astronautes, notamment grâce aux échantillons revenus sur Terre et aux examens médicaux post-vol.
Crew-12 : 237 jours dans l’espace au service de la science
Lancée le 13 février 2026 à bord d’un Falcon 9 de SpaceX, la mission Crew-12 a rejoint la Station spatiale internationale le lendemain.
L’équipage réunissait Jessica Meir, commandante de mission, Jack Hathaway, pilote, Sophie Adenot, spécialiste de mission de l’Agence spatiale européenne, et Andreï Fediaïev, cosmonaute de Roscosmos.
Pendant près de huit mois, les quatre astronautes ont participé aux expéditions 74 et 75, avec un programme mêlant recherche scientifique, entretien des équipements, expériences médicales et opérations techniques.
Leur mission s’est terminée le 8 octobre 2026 à 17h34, heure de Paris, avec l’amerrissage de Crew Dragon Freedom dans le Pacifique.
Au total, Crew-12 a passé 237 jours dans l’espace, dont environ 235 jours à bord de l’ISS.
La NASA a publié le 2 octobre un premier bilan de plusieurs recherches menées pendant cette période. Ces travaux concernent notamment la santé humaine, la fabrication de matériaux, les traitements médicaux, la biologie cellulaire et les technologies d’exploration.
Que peut-on réellement considérer comme un résultat scientifique ?
Pour comprendre le bilan de Crew-12, il faut distinguer trois niveaux.
- Les opérations confirmées : une expérience a été installée, utilisée, documentée ou ses échantillons ont été récupérés ;
- Les premières observations : des données ont été collectées et certaines analyses ou démonstrations techniques sont déjà disponibles ;
- Les conclusions scientifiques : les chercheurs ont terminé leurs analyses, comparaisons et validations avant de présenter des résultats établis.
Cette distinction est particulièrement importante pour les recherches biomédicales. Faire croître des cellules en orbite ou tester un matériau ne signifie pas qu’un traitement médical est déjà validé.
En revanche, certains résultats techniques sont déjà concrets, notamment la fabrication de pièces métalliques en micropesanteur et les premières observations de l’expérience végétale ChlorISS.
Sophie Adenot : un programme européen de 36 expériences
La mission personnelle de Sophie Adenot, baptisée εpsilon, comprenait un programme présenté par l’ESA autour de 36 expériences européennes, dont sept expériences françaises développées dans le cadre des activités du CNES et de son centre CADMOS.
Ces recherches couvrent plusieurs domaines : physiologie humaine, biologie, science des matériaux, physique des fluides, rayonnements et démonstrations technologiques.
Le nombre de 36 correspond au programme scientifique européen annoncé. Il ne doit pas être interprété comme un décompte final de 36 expériences intégralement achevées et analysées.
Sophie Adenot a notamment travaillé sur l’échographie autonome, l’exercice physique en micropesanteur, l’impression métallique et des expériences éducatives associant les élèves français.
EchoFinder : utiliser l’intelligence artificielle pour réaliser une échographie dans l’espace
Parmi les expériences françaises les plus directement liées aux futures missions lunaires et martiennes figure EchoFinder, développée par le CNES et soutenue par l’ESA.
L’objectif est de permettre à un astronaute de réaliser une échographie sans dépendre en permanence des instructions d’un médecin situé sur Terre.
Le système associe une interface de réalité augmentée à un logiciel d’intelligence artificielle.
La réalité augmentée indique à l’opérateur où placer la sonde d’échographie. Une fois celle-ci correctement positionnée, le logiciel peut identifier les organes recherchés et enregistrer les images.
Des séances déjà réalisées avec Sophie Adenot et Jack Hathaway
L’ESA avait confirmé dès le mois de mars que Sophie Adenot et Jack Hathaway avaient réalisé deux séances d’EchoFinder dans le laboratoire européen Columbus.
Ces séances constituent une étape expérimentale réelle : le matériel et l’interface ont été utilisés dans les conditions particulières de la micropesanteur.
La démonstration est importante car les futures missions lointaines devront fonctionner avec des délais de communication qui empêcheront certaines formes d’assistance médicale immédiate depuis la Terre.
Sur Terre, les technologies de ce type pourraient aussi être utiles dans les zones isolées, sur les navires ou dans des environnements où un spécialiste de l’échographie n’est pas directement disponible.
Ce qui reste à établir : les performances cliniques complètes du dispositif et son aptitude à remplacer certaines procédures guidées à distance. La réalisation des séances ne constitue pas encore une validation médicale générale.
E4D : un nouvel appareil européen pour préserver la santé des astronautes
L’une des démonstrations technologiques importantes de la mission εpsilon concerne E4D, ou European Enhanced Exploration Exercise Device.
Installé dans le module Columbus, cet appareil combine plusieurs types d’exercice physique dans un équipement relativement compact : entraînement en résistance, vélo, rameur et mouvements de traction.
Son objectif est de développer des solutions plus polyvalentes pour maintenir la condition physique des astronautes lors de futures missions de longue durée.
Sophie Adenot a participé aux premiers essais en orbite
Le 8 juillet 2026, l’ESA a confirmé que Sophie Adenot avait commencé les essais du dispositif, notamment avec un exercice de traction à la corde et une configuration de rameur.
L’équipement avait été activé et vérifié en orbite. Ses essais doivent se poursuivre pendant environ deux ans avec différents équipages.
Premier bilan : la phase initiale d’installation et d’utilisation a bien eu lieu. En revanche, l’efficacité du dispositif sur la prévention des pertes musculaires et osseuses nécessite encore une évaluation prolongée.
ARED Kinematics : comprendre comment les muscles travaillent sans pesanteur
En parallèle d’E4D, Sophie Adenot a participé à ARED Kinematics, une expérience européenne consacrée à l’analyse des mouvements réalisés pendant les exercices de musculation en micropesanteur.
ARED est un appareil déjà utilisé dans l’ISS pour reproduire des exercices de résistance, notamment des squats et des mouvements comparables au soulevé de terre.
L’expérience cherche à mesurer comment la charge appliquée influence les articulations, l’activation musculaire et les mouvements de l’astronaute.
Les chercheurs comparent les données obtenues avant le vol, pendant les séances en orbite et après le retour sur Terre.
De nouvelles mesures sont prévues environ une semaine après l’amerrissage, dans le cadre du suivi post-vol.
L’objectif est d’améliorer les programmes d’exercice et de comprendre plus précisément les étapes de la récupération physique.
Ce qui reste à analyser : les différences de mouvements observées entre la Terre et l’orbite, ainsi que leur évolution après le retour de Sophie Adenot.
ChlorISS : des plantes cultivées dans l’ISS avec 260 000 élèves sur Terre
L’expérience française ChlorISS fait partie des projets dont les premières observations ont déjà été rendues publiques par le CNES.
Développée avec Sorbonne Université et plusieurs partenaires éducatifs, elle consistait à faire germer des graines d’arabette des dames et de mizuna dans l’espace, tandis que des élèves reproduisaient un protocole comparable sur Terre.
Le CNES indique que plus de 260 000 élèves, issus de plus de 4 000 établissements scolaires, ont participé à cette expérience éducative.
Les observations permettent d’étudier l’influence de la lumière et de la gravité sur la germination et l’orientation des racines et des tiges.
De premiers résultats ont déjà été analysés
Le CNES a publié des photographies prises au fil de l’expérience par Sophie Adenot, ainsi qu’une analyse commentée des observations réalisée avec le concours d’une chercheuse de Sorbonne Université.
Une partie du travail a consisté à comparer les plantes cultivées en micropesanteur avec celles observées dans les classes participantes.
L’expérience a également rencontré des difficultés pratiques, notamment une boîte de germination dont l’alimentation en eau n’a pas fonctionné comme prévu. Le recours à plusieurs échantillons pour une même condition a permis de limiter les conséquences de cet incident.
ChlorISS dispose donc déjà de premières observations analysées et accessibles au public. Cela ne signifie pas pour autant que toutes les questions de biologie végétale ont été résolues par cette seule expérience.
À consulter : le dossier officiel ChlorISS du CNES, avec les observations et les premières analyses.
Impression 3D métallique : des pièces fabriquées directement dans l’espace
La fabrication de pièces métalliques en micropesanteur constitue l’un des résultats technologiques les plus concrets du programme européen.
L’imprimante Metal 3D Printer de l’ESA, installée dans l’ISS depuis 2024, a continué à produire des échantillons pendant la mission εpsilon.
Sophie Adenot a participé aux opérations de récupération des pièces imprimées et à la préparation de nouvelles séquences de fabrication.
Au mois de juillet, l’ESA a annoncé la récupération d’un cinquième échantillon produit par cette imprimante.
Ce cinquième échantillon comprend notamment de très petites pièces inspirées de propulseurs de satellites. L’ESA a confirmé début octobre son retour sur Terre pour analyse.
Pourquoi fabriquer du métal dans l’espace ?
Aujourd’hui, l’ISS dépend encore largement des ravitaillements envoyés depuis la Terre pour obtenir des outils, des pièces de rechange et du matériel scientifique.
Pour de futures missions vers la Lune ou Mars, cette dépendance pourrait devenir beaucoup plus contraignante.
La fabrication locale de certaines pièces pourrait donc offrir davantage d’autonomie aux équipages.
Les chercheurs de l’ESA comparent la structure, la qualité et les propriétés des échantillons imprimés en orbite avec celles de pièces de référence produites sur Terre.
Résultat confirmé : plusieurs pièces métalliques ont été produites en micropesanteur et récupérées pour analyse. La capacité à fabriquer de manière fiable des pièces opérationnelles de remplacement pour les missions lointaines reste un objectif de développement.
IVGEN Mini : produire des fluides médicaux dans l’espace
La NASA présente également le travail de Sophie Adenot sur l’expérience Intravenous Fluid Generation – Mini, ou IVGEN Mini.
Cette technologie cherche à permettre la production de fluides destinés à des perfusions intraveineuses directement en micropesanteur.
L’intérêt est lié aux contraintes logistiques des voyages spatiaux : les solutions médicales transportées depuis la Terre occupent du volume, ajoutent de la masse et disposent d’une durée de conservation limitée.
La possibilité de préparer ces fluides à la demande pourrait améliorer l’autonomie médicale des équipages.
Sur Terre, des applications pourraient également être envisagées dans les zones isolées ou les situations d’urgence.
Statut : la NASA documente la participation de Sophie Adenot à cette recherche. Elle ne présente pas encore ce dispositif comme une solution médicale validée pour un usage généralisé.
Green Bone : étudier la réparation osseuse avec un matériau issu du bois
Une autre expérience mise en avant par la NASA est Green Bone.
Sophie Adenot a manipulé un petit conteneur contenant une structure issue du bois, conçue pour imiter certaines caractéristiques de l’architecture de l’os.
Ce support sert à étudier la croissance de cellules osseuses dans un environnement de micropesanteur.
Les chercheurs souhaitent déterminer comment ces structures pourraient contribuer à la régénération osseuse et à l’étude des pertes de masse osseuse.
Ces recherches présentent un intérêt potentiel pour les astronautes mais aussi, à plus long terme, pour l’étude de maladies comme l’ostéoporose.
Aucune nouvelle méthode de traitement de l’ostéoporose n’est toutefois démontrée à ce stade par le seul déroulement de cette expérience.
Cellules souches et cartilage : des recherches médicales menées par Crew-12
Plusieurs projets biomédicaux de Crew-12 ont été menés avec la participation de Jessica Meir et de Jack Hathaway.
Produire des cellules souches en micropesanteur
La NASA présente une expérience consacrée à la multiplication de cellules souches hématopoïétiques, qui jouent un rôle dans le renouvellement des cellules du sang et du système immunitaire.
Les scientifiques cherchent à déterminer si les conditions de micropesanteur peuvent favoriser leur multiplication tout en conservant certaines propriétés biologiques.
Ces travaux pourraient, à terme, contribuer à la recherche sur les traitements de maladies du sang et les thérapies cellulaires.
Il ne s’agit cependant pas d’une thérapie déjà disponible grâce à Crew-12 : les résultats expérimentaux nécessitent encore des analyses et des validations médicales.
Faire se développer du cartilage dans l’espace
Jessica Meir a également travaillé sur une expérience étudiant le développement de tissus cartilagineux fabriqués par ingénierie tissulaire.
L’objectif est de mieux comprendre comment le cartilage se forme dans l’environnement orbital et si certaines conditions peuvent améliorer la production de tissus destinés à la recherche médicale.
À long terme, ces travaux pourraient contribuer au développement de nouvelles approches pour réparer des lésions du cartilage.
Comprendre la perte osseuse avec des modèles de moelle osseuse
Jack Hathaway a participé à une recherche utilisant des structures reproduisant certaines caractéristiques de la moelle osseuse.
Des échantillons peuvent être soumis à des vibrations afin d’étudier leurs réactions à des stimulations mécaniques.
Les chercheurs souhaitent mieux comprendre les mécanismes biologiques associés à la perte osseuse et musculaire pendant les longs séjours spatiaux.
Résistance aux antibiotiques : étudier les microbes à bord de l’ISS
L’ISS est un environnement fermé dans lequel des bactéries peuvent être présentes sur les surfaces, les équipements et dans les installations utilisées quotidiennement.
Certaines bactéries peuvent résister à des antibiotiques ou à différents traitements de désinfection.
Jack Hathaway a contribué à une expérience portant sur l’identification génétique de bactéries résistantes dans l’environnement spatial.
Le projet GEARS utilise notamment le séquençage génétique pour mieux comprendre la manière dont ces micro-organismes peuvent s’adapter à un environnement fermé et à la micropesanteur.
Ces travaux doivent contribuer à la sécurité sanitaire des futures missions de longue durée.
Ils peuvent également nourrir les recherches terrestres sur la résistance aux antibiotiques, sans constituer à eux seuls une solution à ce problème de santé publique.
Cristaux pharmaceutiques et physique quantique : les autres recherches de Crew-12
Le programme scientifique ne se limitait pas à la santé des astronautes.
Des cristaux étudiés pour la recherche pharmaceutique
Jack Hathaway a travaillé à proximité d’équipements utilisés pour la croissance de cristaux en micropesanteur.
L’absence des phénomènes habituels de convection et de sédimentation peut modifier la façon dont certains cristaux se forment.
Les chercheurs cherchent à mieux comprendre leur structure et leurs propriétés, notamment pour la recherche pharmaceutique, y compris des traitements ciblant des cancers.
Ces expériences relèvent de la recherche fondamentale et de la caractérisation de matériaux, et non de la démonstration d’un nouveau médicament déjà efficace chez les patients.
Le Cold Atom Lab et les atomes ultrafroids
Jessica Meir a participé aux opérations concernant le Cold Atom Lab, un laboratoire qui permet d’étudier les propriétés quantiques d’atomes refroidis à des températures extrêmement basses.
En micropesanteur, certains phénomènes peuvent être observés plus longtemps que dans des conditions terrestres classiques.
Ces recherches permettent de tester des propriétés fondamentales de la matière et pourraient contribuer au développement de futurs capteurs et technologies quantiques.
Des matériaux souples étudiés sans pesanteur
Une autre expérience menée avec Jessica Meir concerne les matériaux colloïdaux, constitués de très petites particules dispersées dans un liquide.
Les scientifiques étudient comment ces particules interagissent et s’organisent en micropesanteur.
L’objectif est de mieux maîtriser les propriétés de matériaux utilisés dans des domaines comme l’impression 3D, certains produits pharmaceutiques et diverses applications industrielles.
Quels résultats restent à analyser après le retour de Crew-12 ?
La fin de la mission ne marque pas la fin des recherches.
De nombreux protocoles reposent sur la comparaison entre plusieurs ensembles de données :
- les mesures réalisées avant le départ des astronautes ;
- les observations recueillies pendant leur séjour dans l’ISS ;
- les données scientifiques et les échantillons revenus sur Terre ;
- les nouveaux examens effectués dans les jours et les semaines après l’amerrissage ;
- les essais de référence réalisés dans les laboratoires terrestres.
Certaines analyses peuvent nécessiter plusieurs mois avant de donner lieu à des publications scientifiques détaillées.
Pour Sophie Adenot, les mesures post-vol doivent notamment se poursuivre à Cologne, au Centre européen des astronautes et dans l’installation :envihab du Centre aérospatial allemand, le DLR.
L’intérêt de ces examens est de comprendre comment son organisme évolue après plusieurs mois dans l’espace et de comparer ces changements avec les données recueillies pendant la mission.
À lire : le programme de récupération et de réadaptation de Sophie Adenot après son amerrissage.
Crew-12 a aussi assuré des opérations techniques et des sorties spatiales
L’activité de Crew-12 ne se limitait pas aux expériences réalisées à l’intérieur des modules pressurisés de la Station.
Les membres de l’équipage ont également participé à des opérations de maintenance, à l’installation d’équipements et à des travaux réalisés à l’extérieur de l’ISS.
Jessica Meir a effectué quatre sorties extravéhiculaires pendant la mission Crew-12, selon la NASA.
Sophie Adenot a quant à elle réalisé trois sorties spatiales en quatorze jours, pour un total de 19 heures et 42 minutes, devenant la première Française à effectuer une sortie extravéhiculaire.
Ces opérations sont indispensables pour maintenir les capacités de recherche de la Station et préparer les activités scientifiques suivantes.
À revoir : le bilan des sorties extravéhiculaires de Sophie Adenot.
Conférence NASA du 15 octobre : un nouveau bilan de mission attendu
La NASA a annoncé une conférence de presse consacrée au retour et aux travaux de Crew-12 pour le jeudi 15 octobre 2026 à 15h30, heure de la côte Est américaine, soit 14h30 à Houston et 21h30 à Paris.
Cette conférence doit se tenir au Johnson Space Center, à Houston, avec Jessica Meir, Jack Hathaway et Andreï Fediaïev.
La NASA précise que Sophie Adenot ne participera pas à cette rencontre : l’astronaute européenne doit retourner en Europe pour son programme post-vol.
La conférence doit permettre de revenir sur les activités scientifiques de l’équipage, les travaux réalisés et les enseignements de cette mission de longue durée.
Elle ne doit toutefois pas être confondue avec la publication de tous les résultats scientifiques définitifs : plusieurs expériences demanderont encore des analyses après le 15 octobre.
À quelle heure suivre la conférence Crew-12 ?
- Houston : jeudi 15 octobre à 14h30 ;
- Paris : jeudi 15 octobre à 21h30 ;
- Bruxelles · Genève : jeudi 15 octobre à 21h30 ;
- La Réunion : jeudi 15 octobre à 23h30 ;
- Guadeloupe · Martinique : jeudi 15 octobre à 15h30 ;
- Guyane : jeudi 15 octobre à 16h30 ;
- Polynésie française · Papeete : jeudi 15 octobre à 9h30 ;
- Nouvelle-Calédonie · Nouméa : vendredi 16 octobre à 6h30 ;
- Québec : jeudi 15 octobre à 15h30 ;
- Abidjan · Dakar : jeudi 15 octobre à 19h30.
La NASA précisera les modalités de diffusion de la conférence sur ses plateformes officielles. Retrouvez également notre page consacrée aux directs spatiaux.
Que nous apprend déjà la mission Crew-12 ?
Le premier bilan de Crew-12 confirme la diversité des travaux qu’un équipage peut réaliser pendant une mission spatiale de longue durée.
Plusieurs technologies ont été réellement utilisées dans l’ISS, comme EchoFinder, E4D, IVGEN Mini et l’imprimante métallique européenne.
Des travaux biologiques ont également été conduits sur les plantes, les cellules souches, le cartilage, les os et les micro-organismes.
Certains projets, comme ChlorISS, disposent déjà d’observations analysées et accessibles au public. D’autres recherches nécessitent encore du temps avant la publication de conclusions scientifiques complètes.
L’intérêt de ces travaux dépasse le seul séjour de Sophie Adenot : ils visent à améliorer les conditions de vie et de travail dans l’espace, à préparer l’exploration de la Lune et de Mars et, lorsque cela est scientifiquement démontré, à développer des applications utiles sur Terre.
Crew-12 a achevé son vol, mais une partie de sa mission scientifique se poursuit désormais dans les laboratoires terrestres.
À lire également : le retour de Crew-12 et son amerrissage réussi · le programme initial des expériences εpsilon · la récupération de Sophie Adenot après le vol.
Sources officielles
- NASA, 2 octobre 2026 : Heading Home: NASA’s SpaceX Crew-12 Concludes Station Science Mission — récapitulatif des recherches menées par l’équipage ;
- NASA, 8 octobre 2026 : retour de Crew-12 et conférence post-mission du 15 octobre ;
- ESA, 8 octobre 2026 : bilan de la mission εpsilon et retour de Sophie Adenot ;
- ESA : résultats opérationnels des premières séances EchoFinder ;
- ESA : premiers essais du dispositif européen E4D ;
- CNES : déroulement, observations et premières analyses de ChlorISS ;
- ESA : fabrication et récupération d’échantillons métalliques dans l’ISS ;
- ESA : ARED Kinematics et mesures scientifiques prévues après le retour sur Terre.
Crew-12 a réalisé de nombreuses expériences en médecine spatiale, biologie, matériaux et physique. Des opérations et des observations sont confirmées, notamment pour EchoFinder, E4D, ChlorISS et l’impression 3D métallique. Plusieurs conclusions scientifiques définitives restent à publier.
Sophie Adenot a notamment participé à EchoFinder, E4D, ARED Kinematics, ChlorISS, Green Bone, IVGEN Mini et aux opérations de l’imprimante 3D métallique européenne. Le programme εpsilon comprenait 36 expériences européennes annoncées par l’ESA.
Oui. Sophie Adenot a réalisé la culture de plantes ChlorISS dans l’ISS et le CNES a publié des observations ainsi que de premières analyses comparant les plantes en micropesanteur avec celles cultivées par des élèves sur Terre.
La micropesanteur permet d’étudier différemment la croissance et le comportement de certaines cellules. Crew-12 a participé à des recherches sur les cellules souches, la moelle osseuse et le cartilage, dont les conclusions médicales doivent encore être validées.
La NASA prévoit une conférence le jeudi 15 octobre 2026 à 14h30 à Houston, soit 21h30 à Paris. Jessica Meir, Jack Hathaway et Andreï Fediaïev doivent y participer. Sophie Adenot doit être rentrée en Europe et ne participera pas à cette conférence.
Les activités en orbite de Crew-12 sont terminées, mais l’analyse scientifique se poursuit sur Terre. Les chercheurs doivent encore étudier des échantillons, comparer les données recueillies avant, pendant et après le vol, et publier certains résultats.



