La rentrée atmosphérique du satellite Swift, prévue autour du 4 novembre 2026, ne concerne pas toutes les régions françaises de la même manière. La NASA a délimité la bande de latitude possible entre 20,6° nord et 20,6° sud. Cette information exclut la métropole, mais place certains territoires ultramarins dans la zone théorique, sans prédire la chute d’un seul débris sur leur sol.
Une bande tropicale, pas une carte d’impact
La NASA explique que l’inclinaison orbitale de Swift limite les endroits possibles où des fragments pourraient atteindre la surface. Guadeloupe, Martinique, Guyane, Mayotte et des secteurs de Polynésie française se trouvent dans cette bande. Paris, Bruxelles, Genève, Québec, La Réunion et la Grande Terre de Nouvelle-Calédonie se trouvent hors de cette limite théorique. La présence d’un territoire dans la bande ne signifie pas que des débris y sont attendus.
Quelle heure la NASA annonçait-elle ?
Le bulletin officiel du 2 novembre donnait 3h30 le 4 novembre sur la côte Est américaine, soit 9h30 à Paris, avec une incertitude de 11 heures. Une autre estimation, celle de l’Aerospace Corporation, affichait le 3 novembre une rentrée autour de 10h12 UTC, soit 11h12 à Paris, avec une incertitude de huit heures. Les deux modèles ne donnent pas la même heure : aucune n’est un instant d’impact confirmé.
Les heures locales dans la francophonie
Le centre de fenêtre de la NASA correspond au 4 novembre à 12h30 à La Réunion, 4h30 en Guadeloupe et Martinique, 5h30 en Guyane, 22h30 le 3 novembre à Papeete, 19h30 le 4 novembre en Nouvelle-Calédonie, 3h30 au Québec et 8h30 à Abidjan et Dakar. Ces conversions indiquent l’heure, non un lieu d’observation.
Que pourrait-il rester du satellite ?
Swift pesait environ 1 450 kg au lancement. La NASA estime que l’essentiel sera détruit pendant la rentrée, même si certains composants peuvent survivre. Le risque mondial de blessure rapporté par l’agence est d’environ une chance sur 2 100 : ce n’est pas le risque personnel de chaque habitant. Aucun département ni île n’est officiellement désigné comme zone d’impact.
Que faire si l’on voit des fragments ?
La meilleure précaution est de ne pas toucher un objet inconnu susceptible d’être un débris spatial et de le signaler aux autorités compétentes. Une traînée lumineuse peut également venir d’un météore ou d’un autre engin : une image isolée ne permet pas de l’attribuer à Swift. Notre article principal sur Swift explique les dernières informations de la NASA. Pour suivre un recalcul horaire, consultez directement les données de l’Aerospace Corporation.
À retenir
Prévisions de rentrée susceptibles de changer. Cette analyse distingue les faits documentés, les annonces des entreprises et les projections encore soumises à conditions. Dernière vérification : 4 novembre 2026.
Questions fréquentes
Non. Selon la NASA, la bande de rentrée possible va de 20,6° sud à 20,6° nord, ce qui exclut la France métropolitaine.
Non. Les Antilles françaises sont dans une bande de latitude théorique, mais aucun lieu de chute précis n’est prévu.
Non. Les prévisions orbitales sont accompagnées de marges d’erreur importantes et peuvent être recalculées.



