Dans la nuit du mercredi 4 au jeudi 5 novembre 2026, le ciel français pourrait offrir quelques éclairs spectaculaires. Les Taurides du Sud traversent une période favorable à l’apparition de bolides, ces étoiles filantes particulièrement lumineuses. La Lune, réduite à un croissant, devrait peu gêner les observations. Mais attention : ce n’est pas une tempête de météores. Voici les horaires, les conditions et les bons gestes pour profiter du spectacle.
Pourquoi surveiller le ciel du 4 au 5 novembre ?
L’American Meteor Society (AMS) indique que la composante des Taurides du Sud associée aux bolides atteint un maximum autour du 4–5 novembre 2026. L’International Meteor Organization (IMO) retient également cette période. Il s’agit d’une activité étalée : une belle étoile filante reste possible quelques nuits avant ou après.
La seconde branche, les Taurides du Nord, connaîtra son maximum autour du 11–12 novembre. Les deux courants se chevauchent pendant plusieurs semaines, de la fin octobre à novembre.
À quelle heure regarder depuis la France ?
Il n’existe pas d’heure unique à laquelle un bolide doit apparaître. Les Taurides peuvent être visibles une grande partie de la nuit, mais la constellation du Taureau, d’où elles semblent provenir, monte progressivement dans le ciel et devient bien placée autour de minuit et pendant la seconde partie de nuit.
En France métropolitaine, prévoyez une observation entre 22 h et 2 h, voire plus tard si le ciel est dégagé. Ces horaires sont des conseils pratiques, pas une prévision d’apparition. Éloignez-vous des lampadaires, laissez vos yeux s’adapter à l’obscurité pendant une vingtaine de minutes et observez une grande portion du ciel plutôt qu’un point précis.
La Lune gênera-t-elle les étoiles filantes ?
Les conditions lunaires sont plutôt bonnes cette année. Selon l’AMS, la Lune sera un croissant décroissant éclairé à environ un quart lors du maximum des Taurides du Sud, le 4–5 novembre. Son éclat devrait donc gêner bien moins qu’une pleine lune. Le 11–12 novembre, pour les Taurides du Nord, le croissant sera encore plus discret. La météo locale et la pollution lumineuse resteront les facteurs déterminants.
Combien de météores peut-on réellement espérer ?
Les Taurides ne rivalisent pas avec les Perséides ou les Géminides par leur nombre. Leur taux horaire zénithal est de l’ordre de cinq météores par heure pour chaque branche dans des conditions idéales. En pratique, un observateur en verra souvent moins. En revanche, certains fragments sont assez gros pour produire des bolides très brillants, parfois impressionnants.
Il faut donc éviter les promesses de « pluie de centaines d’étoiles filantes ». La patience compte davantage que le nombre : une seule belle boule de feu peut rendre une soirée mémorable. L’AMS rappelle par ailleurs que 2026 n’est pas annoncée comme une année de grand essaim exceptionnel pour les Taurides.
D’où viennent ces boules de feu ?
Les Taurides sont liées au complexe de débris associé à la comète 2P/Encke. Lorsque la Terre traverse ces particules, certaines pénètrent dans l’atmosphère et s’échauffent, créant une traînée lumineuse. Les Taurides sont relativement lentes pour des météores, avec des vitesses d’entrée proches de 27 à 29 km/s selon la branche.
Le terme « étoile filante » est trompeur : il ne s’agit pas d’une étoile qui tombe. Une boule de feu est un météore particulièrement lumineux, visible parfois malgré une légère pollution lumineuse. Les météores peuvent surgir dans diverses directions du ciel, même si leurs trajectoires semblent remonter vers la constellation du Taureau.
Où observer les Taurides en France ?
Le phénomène peut être observé partout en France métropolitaine si le ciel est clair : Bretagne, Normandie, Hauts-de-France, Île-de-France, Auvergne-Rhône-Alpes, Provence ou Occitanie. Aucun département n’est intrinsèquement privilégié. Choisissez surtout un lieu sombre, sûr et avec une vue dégagée, loin des centres urbains et des éclairages directs.
Inutile d’utiliser un télescope : son champ de vision est trop étroit. Une chaise inclinable, des vêtements chauds et un peu de patience suffisent. Si vous souhaitez photographier le ciel, utilisez un appareil stabilisé sur trépied, un objectif grand-angle et des poses répétées ; aucune photo de bolide n’est garantie.
Et après le 5 novembre ?
Si les nuages gâchent la nuit du 4 au 5 novembre, une autre fenêtre favorable arrive du 11 au 12 novembre avec les Taurides du Nord. La saison des étoiles filantes continuera ensuite avec les Léonides autour de la mi-novembre, puis les Géminides en décembre.
Pour le calendrier complet et les différences entre les deux branches, consultez notre article déjà publié : Taurides 2026 : quand voir les boules de feu de novembre depuis la France.
FAQ : observer les Taurides 2026
Quelle est la meilleure nuit pour voir les Taurides du Sud ?
La nuit du 4 au 5 novembre 2026 est une des principales fenêtres annoncées pour les bolides des Taurides du Sud. L’activité reste possible les nuits voisines.
Peut-on voir les Taurides à l’œil nu ?
Oui. Aucun instrument n’est nécessaire, et il vaut mieux observer une grande portion du ciel.
Faut-il regarder exactement vers le Taureau ?
Non. Les trajectoires semblent provenir du Taureau, mais les météores peuvent apparaître dans une large zone du ciel.
Les Taurides seront-elles exceptionnellement nombreuses en 2026 ?
Non. L’AMS ne prévoit pas de grand essaim exceptionnel en 2026. Quelques météores par heure restent plus réalistes qu’une tempête d’étoiles filantes.
Sources
- American Meteor Society — calendrier 2026–2027 des pluies de météores.
- International Meteor Organization — calendrier des Taurides 2026.
- IMO — calendrier scientifique des essaims météoriques 2026 (PDF).
Prévisions établies au 29 octobre 2026. La visibilité réelle dépend de la couverture nuageuse, de la pollution lumineuse et de l’activité météorique.



