✅ MISSION RÉUSSIE — SpaceX a lancé Transporter-18 le 1er octobre 2026 avec 130 charges utiles à bord d’un Falcon 9. Le décollage a finalement eu lieu à 11h32 PDT en Californie, soit 18h32 UTC et 20h32 à Paris, depuis le Space Launch Complex 4E de Vandenberg Space Force Base.
Le premier étage B1082 a ensuite réussi son retour sur Landing Zone 4 (LZ-4). Transporter-18 constituait son 25e vol, nouvelle démonstration de la réutilisation intensive des Falcon 9.
Parmi les charges utiles figurait notamment Project Suncatcher, le prototype de calcul spatial développé par Google avec Planet. Google a depuis confirmé que le satellite est en orbite, en communication avec ses équipes et fonctionne comme prévu.
Dernière mise à jour : 2 octobre 2026. Transporter-18 était le deuxième des trois lancements réalisés par SpaceX en moins de treize heures, entre Crew-13 et Falcon Heavy NROL-97.
À suivre maintenant : retrouvez le prochain lancement sur notre page SpaceX en direct.
Transporter-18 décolle finalement à 20h32 en France
La fenêtre de lancement avait ouvert à 11h18 PDT en Californie, soit 20h18 à Paris.
Falcon 9 n’a pas décollé dès son ouverture : le T-0 réel est intervenu à 11h32 PDT, soit 18h32 UTC et 20h32 à Paris.
Le lancement a eu lieu depuis SLC-4E à Vandenberg Space Force Base et Falcon 9 a suivi une trajectoire vers une orbite héliosynchrone adaptée aux nombreuses charges utiles de cette mission de covoiturage.
| Lieu | Heure réelle du décollage |
|---|---|
| Vandenberg · Californie | 11h32, 1er octobre |
| Paris | 20h32, 1er octobre |
| Bruxelles · Genève | 20h32, 1er octobre |
| La Réunion | 22h32, 1er octobre |
| Guadeloupe · Martinique | 14h32, 1er octobre |
| Guyane | 15h32, 1er octobre |
| Polynésie française · Papeete | 8h32, 1er octobre |
| Nouvelle-Calédonie · Nouméa | 5h32, 2 octobre |
| Québec | 14h32, 1er octobre |
| Abidjan · Dakar | 18h32, 1er octobre |
Décalage de date : en Nouvelle-Calédonie, le lancement a eu lieu le 2 octobre à 5h32. Dans les autres zones francophones indiquées ci-dessus, il était encore le 1er octobre.
Transporter-18 : une mission réussie avec 130 charges utiles
Transporter-18 appartient au programme SmallSat Rideshare de SpaceX, qui regroupe de nombreux satellites de clients différents sur un même Falcon 9.
SpaceX indique que la mission transportait 130 charges utiles, parmi lesquelles des CubeSats, des microsatellites, des charges hébergées, deux engins transportant des véhicules de rentrée ainsi que quatre véhicules de transfert orbital.
Ces quatre véhicules de transfert emportent à eux seuls 41 charges utiles destinées à être déployées ultérieurement. Il ne faut donc pas comprendre « 130 charges utiles lancées » comme 130 satellites tous directement séparés du deuxième étage du Falcon 9.
La séquence principale de séparation des charges utiles a commencé environ 54 minutes après le décollage et s’est étendue sur une dizaine de minutes.
Avec cette mission, SpaceX indique avoir désormais lancé plus de 1 800 charges utiles depuis la création de son programme de covoiturage spatial.
B1082 réussit son 25e vol et revient sur LZ-4
Le premier étage utilisé pour Transporter-18 était B1082.
Ce lancement représentait son 25e vol. SpaceX indique que le booster avait précédemment participé à USSF-62, OneWeb Launch 20, NROL-145 et 21 missions Starlink.
Après la séparation des deux étages, B1082 a effectué son boostback burn afin d’inverser sa trajectoire et de revenir vers Vandenberg.
Le booster a ensuite effectué son entry burn, puis son landing burn, avant de se poser avec succès sur Landing Zone 4 environ sept minutes et demie après le décollage.
Contrairement aux nombreux lancements Starlink où le booster rejoint une barge en mer, Transporter-18 utilisait donc un profil Return To Launch Site, avec retour à proximité immédiate du site de départ.
Pour comprendre le fonctionnement et la réutilisation du lanceur, consultez notre guide complet Falcon 9.
Transporter-18 : le déroulé du vol
La chronologie publiée par SpaceX permet de retracer les principales étapes de la mission.
| Temps | Étape |
|---|---|
| T+0 | Décollage à 11h32 PDT / 20h32 Paris |
| T+1 min 05 s | Max Q |
| T+2 min 15 s | Arrêt des moteurs du premier étage |
| T+2 min 18 s | Séparation des étages |
| T+2 min 26 s | Allumage du deuxième étage |
| T+2 min 31 s | Début du boostback burn de B1082 |
| T+2 min 55 s | Séparation de la coiffe |
| T+3 min 25 s | Fin du boostback burn |
| T+6 min 04 s | Début de l’entry burn |
| T+6 min 13 s | Fin de l’entry burn |
| T+7 min 08 s | Début du landing burn |
| vers T+7 min 25 s | Atterrissage réussi de B1082 sur LZ-4 |
| T+8 min 26 s | Premier arrêt du moteur du deuxième étage |
| T+51 min 03 s | Deuxième allumage du deuxième étage |
| T+51 min 07 s | Fin du deuxième allumage |
| T+54 min 22 s | Début de la séquence de déploiement des charges utiles |
Project Suncatcher est en orbite et fonctionne comme prévu
L’une des charges utiles les plus intéressantes de Transporter-18 est Project Suncatcher, un prototype construit avec Planet pour le programme de recherche de Google sur le calcul d’intelligence artificielle dans l’espace.
Le lancement est désormais une étape accomplie : Google a confirmé avoir établi le contact avec le satellite après sa mise en orbite et indique qu’il fonctionne comme prévu.
Le prototype embarque des processeurs TPU de Google afin d’étudier leur comportement face aux contraintes du lancement, aux radiations et aux fortes variations thermiques rencontrées dans l’environnement spatial.
Google prévoit désormais de recueillir des données pendant les semaines suivantes afin d’évaluer le comportement réel du matériel en orbite.
Il ne s’agit toujours pas d’un centre de données orbital commercial. Suncatcher reste un programme de recherche destiné à déterminer si des infrastructures de calcul d’IA pourraient un jour fonctionner à beaucoup plus grande échelle dans l’espace.
Retrouvez notre dossier complet : Google envoie ses premières puces IA dans l’espace avec SpaceX.
Les cinq satellites Draconis de Sateliot étaient à bord
Transporter-18 transportait également cinq satellites de Sateliot dans le cadre de la mission Draconis.
L’opérateur espagnol développe une constellation utilisant le standard 5G NTN afin de connecter directement des objets IoT par satellite dans des zones dépourvues de couverture mobile terrestre.
Avant le lancement, Sateliot indiquait que ces cinq engins devaient porter à onze le nombre total de satellites lancés depuis la création de l’entreprise.
Au moment de cette mise à jour, Sateliot n’a pas encore publié sur son site de bilan post-vol confirmant individuellement l’état opérationnel des cinq satellites. Il est donc préférable de ne pas les présenter comme déjà tous opérationnels.
MOI-1A : du calcul d’intelligence artificielle directement en orbite
La mission emportait aussi MOI-1A, développé par la start-up indienne TakeMe2Space.
L’entreprise présente le véhicule comme son premier satellite dédié au calcul orbital. Il doit traiter certaines données directement dans l’espace plutôt que de transmettre systématiquement toutes les données brutes vers la Terre.
MOI-1A embarque notamment des processeurs Nvidia Orin NX destinés à exécuter des modèles d’intelligence artificielle en orbite.
Cette architecture d’edge computing spatial vise à analyser ou sélectionner les données avant leur transmission vers le sol afin de limiter le volume de données à télécharger.
TakeMe2Space n’a pas encore publié, dans les sources consultées au moment de cette mise à jour, de confirmation post-déploiement détaillant l’état de MOI-1A. Son statut opérationnel ne doit donc pas être extrapolé à partir du seul succès du lancement.
Exolaunch avait intégré 45 satellites sur Transporter-18
Une part importante des charges utiles avait été confiée à Exolaunch.
Avant le vol, l’entreprise allemande avait annoncé gérer 45 satellites de clients sur Transporter-18, en assurant notamment leur intégration, leur gestion de mission et leurs systèmes de séparation.
Exolaunch avait annoncé simultanément 23 satellites supplémentaires destinés à Bandwagon-5, soit 68 charges utiles au total entre les deux campagnes.
Au 2 octobre, la page d’actualité publique d’Exolaunch consultée conserve encore son communiqué pré-vol et ne fournit pas encore de bilan détaillé de Transporter-18.
Pourquoi Transporter-18 est une mission particulièrement variée
Transporter-18 illustre la diversité croissante des missions de covoiturage de Falcon 9.
Le même lancement regroupait des satellites de télécommunications, d’observation de la Terre, de recherche, des expérimentations de rentrée, des véhicules de transfert orbital et plusieurs démonstrateurs de calcul spatial.
Le principe du programme Transporter permet à des opérateurs qui n’ont pas besoin d’un lanceur entier de partager un Falcon 9 et d’accéder régulièrement à des orbites héliosynchrones.
Votre site avait déjà suivi Transporter-17, lancé en juillet 2026 avec environ 80 satellites.
Transporter-18 était le deuxième de trois lancements SpaceX en moins de 13 heures
Transporter-18 s’est inséré entre deux autres missions importantes de SpaceX.
Crew-13 avait décollé quelques heures auparavant à 15h10 UTC, soit 17h10 à Paris, avec quatre astronautes à destination de la Station spatiale internationale.
Transporter-18 a suivi à 18h32 UTC, soit 20h32 à Paris.
Enfin, NROL-97 a été lancé par Falcon Heavy à 03h54 UTC le 2 octobre, soit 5h54 à Paris.
Entre Crew-13 et NROL-97, seulement environ 12 heures et 44 minutes se sont écoulées.
Transporter-18 : les informations à retenir après le vol
- Mission : Transporter-18 ;
- Statut : lancement réussi ;
- Date : jeudi 1er octobre 2026 ;
- Heure réelle : 11h32 PDT en Californie · 18h32 UTC · 20h32 à Paris ;
- Site : SLC-4E, Vandenberg Space Force Base ;
- Lanceur : Falcon 9 ;
- Premier étage : B1082 ;
- Vol du booster : 25e ;
- Récupération : atterrissage réussi sur LZ-4 ;
- Charges utiles : 130 annoncées par SpaceX ;
- Véhicules de transfert orbital : quatre, transportant 41 charges à déployer ultérieurement ;
- Project Suncatcher : en orbite, contact établi et fonctionnement nominal annoncé par Google ;
- Sateliot : cinq satellites Draconis embarqués ;
- MOI-1A : satellite de calcul orbital de TakeMe2Space embarqué ;
- Exolaunch : 45 satellites de clients intégrés pour la mission.
À lire aussi : le prochain lancement SpaceX en direct · Crew-13 et son arrivée à l’ISS · le bilan de NROL-97 · Project Suncatcher de Google · tout savoir sur Falcon 9.
Sources
- SpaceX : manifeste de 130 charges utiles, historique du booster, 25e vol et profil de récupération sur LZ-4 ;
- Google : Project Suncatcher en orbite, contact établi et satellite fonctionnant comme prévu ;
- Spaceflight Now : heure réelle du décollage et déroulement post-vol ;
- Sateliot : cinq satellites Draconis et objectifs du réseau 5G NTN ;
- Exolaunch : 45 satellites intégrés sur Transporter-18 ;
- Reuters : caractéristiques et objectifs de MOI-1A.
Oui. Falcon 9 a décollé de Vandenberg le 1er octobre 2026 à 18h32 UTC, soit 20h32 à Paris. La mission Transporter-18 est classée comme réussie et le booster B1082 a également réussi son atterrissage sur Landing Zone 4.
Le décollage réel a eu lieu à 11h32 PDT en Californie, soit 18h32 UTC et 20h32 à Paris, Bruxelles et Genève le 1er octobre 2026.
SpaceX annonce 130 charges utiles sur Transporter-18. Elles comprennent des CubeSats, des microsatellites, des charges hébergées, deux engins avec véhicules de rentrée et quatre véhicules de transfert orbital qui transportent 41 charges à déployer ultérieurement.
Oui. Le premier étage B1082 a réussi son atterrissage sur Landing Zone 4 à Vandenberg. Transporter-18 constituait le 25e vol de ce booster.
Google a confirmé avoir établi le contact avec son prototype Project Suncatcher après son lancement sur Transporter-18. L’entreprise indique que le satellite est en orbite et fonctionne comme prévu.
Transporter-18 emportait notamment cinq satellites Draconis de Sateliot, le satellite de calcul orbital MOI-1A de TakeMe2Space et 45 satellites de clients intégrés par Exolaunch. Le statut opérationnel individuel de toutes ces charges utiles n’est pas encore publiquement confirmé.



