La Tesla Roadster cache deux surprises à l’extérieur : le prototype présenté en octobre 2026 ne possède ni rétroviseurs traditionnels ni essuie-glace apparent. Pourtant, Tesla n’a pas prévu de supprimer toute possibilité de conduire sous la pluie ou de surveiller les véhicules derrière soi. Selon les journalistes de MotorTrend, qui ont examiné la voiture de près, des caméras pourraient remplacer les rétroviseurs là où la loi l’autorise et un essuie-glace pourrait être installé sur un support escamoté au pied du pare-brise.
L’essentiel en bref
- Rétroviseurs : le prototype présenté est dépourvu de miroirs latéraux classiques ; Tesla prévoit des caméras sur les marchés autorisant leur usage.
- États-Unis : MotorTrend indique que Tesla s’attend à devoir monter des rétroviseurs réglementaires sur certains marchés, dont le marché américain.
- Essuie-glace : un petit cache circulaire sous le pare-brise permettrait de fixer un bras d’essuie-glace amovible.
- Pas encore un équipement homologué : Tesla ne précise pas la dotation définitive selon les pays.
- Objectif : préserver une carrosserie profilée avec peu d’éléments apparents.
- Production : visée pour 2028, sans date de livraison garantie.
Pourquoi la Tesla Roadster n’a-t-elle pas de rétroviseurs apparents ?
L’un des détails remarqués par MotorTrend sur la Roadster 2026 est l’absence de rétroviseurs extérieurs classiques. Le véhicule présente une carrosserie en coin, des surfaces presque continues et des éléments aérodynamiques dissimulés. Des rétroviseurs saillants viendraient perturber cette ligne très tendue.
Tesla envisage d’utiliser des caméras dans les régions où le remplacement des miroirs par un système vidéo est autorisé. MotorTrend évoque des caméras installées à l’avant des ailes et intégrées à des éléments de carrosserie jouant aussi un rôle de rappel de clignotant.
Il ne faut pas en déduire que tous les futurs propriétaires auront nécessairement un écran de rétroviseur caméra. Le constructeur n’a pas annoncé les spécifications européennes définitives, ni le dispositif d’affichage de remplacement en série.
En France, pourra-t-on rouler sans rétroviseurs ?
La conformité d’un véhicule est appréciée selon les exigences réglementaires en vigueur et les systèmes homologués. Certains véhicules peuvent utiliser des dispositifs de vision indirecte par caméras, mais ils doivent satisfaire aux critères correspondants. Le prototype américain ne permet pas à lui seul de conclure à une homologation de la Roadster sans miroirs en France.
Sur certains marchés, Tesla pourrait donc être contrainte de réinstaller des rétroviseurs traditionnels. MotorTrend rapporte notamment que des miroirs réglementaires sont attendus pour les États-Unis. La situation française ne sera claire que lorsque Tesla présentera une configuration homologuée pour l’Europe.
L’enjeu n’est pas seulement esthétique : les caméras doivent offrir une visibilité adaptée à différentes situations de lumière, de pluie et de conduite.
L’essuie-glace caché : comment fonctionne-t-il ?
Autre surprise repérée sur la Roadster : aucun bras d’essuie-glace traditionnel n’apparaît au pied du pare-brise. Mais selon MotorTrend, la voiture possède un petit cache circulaire à la base de la vitre. Il serait possible de retirer ce cache pour y fixer un bras d’essuie-glace qui s’enclenche dans un logement.
L’intérêt est de maintenir le profil lisse de la voiture lorsqu’elle est utilisée sans ce composant, tout en conservant une solution pour la pluie. Cela ne signifie pas qu’un automobiliste pourrait légalement choisir de rouler sans essuie-glace dans n’importe quelles conditions.
Le fonctionnement exact, le rangement de ce bras, son système de lave-glace, sa résistance à haute vitesse et la présence obligatoire de l’équipement sur les véhicules de série n’ont pas été décrits en détail par Tesla.
Pourquoi ce choix de design pourrait-il poser problème au quotidien ?
Une sportive destinée à rouler sur circuit et une voiture de route ne sont pas soumises aux mêmes usages. Un conducteur a besoin d’une visibilité constante sous la pluie, la nuit et pendant les manœuvres. Des caméras peuvent apporter une souplesse de conception, mais nécessitent elles aussi des dispositifs d’affichage, des protections contre la saleté et un fonctionnement fiable.
De même, un essuie-glace amovible soulève des questions pratiques : faut-il le transporter dans le coffre, l’installer avant le départ si la météo se dégrade et peut-on le laisser monté en permanence ? Tesla n’a pas encore donné ces réponses. Le prototype sert d’abord à montrer une direction de design.
Une carrosserie pensée pour l’aérodynamique
La nouvelle Roadster ne cache pas que ses miroirs. Les phares peuvent être dissimulés sous de petits panneaux, l’aileron arrière se déploie selon le mode choisi et plusieurs prises d’air et appendices mobiles modifient les flux autour de la voiture.
Cette recherche de surfaces continues s’inscrit dans une philosophie de design différente de celle de la Roadster présentée en 2017. MotorTrend souligne que la silhouette nouvelle est plus anguleuse, tandis que Tesla conserve un intérieur minimaliste avec un écran tourné vers le conducteur.
Pour les éléments aérodynamiques, consultez notre article sur les trois modes d’aérodynamique active.
Et si la Roadster reçoit une version limitée du FSD ?
Les caméras utilisées à la place des rétroviseurs ne doivent pas être confondues automatiquement avec celles servant aux aides à la conduite. Franz von Holzhausen a indiqué à MotorTrend que la Roadster recevrait une version limitée du FSD, invoquant notamment la forte inclinaison du pare-brise et la vocation de sportive à conduite humaine.
Il ne précise pas les fonctions exactes qui seront absentes. La présentation n’autorise donc pas à parler d’un système autonome complet ou de capteurs définitifs sur le modèle destiné à la France.
Nous détaillons cette annonce dans notre article sur le FSD limité de la Tesla Roadster.
Ce qu’il reste à confirmer avant la commercialisation
- La forme et la présence des rétroviseurs sur les voitures destinées à la France.
- Le fonctionnement et l’homologation des éventuels rétroviseurs par caméras.
- L’équipement essuie-glace réellement livré, fixe ou amovible.
- Les dispositifs de lave-glace et le rangement de l’accessoire.
- Les versions commercialisées en Europe et leur date de livraison.
Ce qu’il faut retenir
- La Tesla Roadster 2026 n’a pas de rétroviseurs classiques sur le prototype, mais Tesla envisage des caméras lorsque la réglementation le permet.
- Un essuie-glace amovible pourrait se fixer au bas du pare-brise, selon MotorTrend.
- Les miroirs traditionnels devraient rester nécessaires sur certains marchés.
- Les équipements définitifs en France ne sont pas encore précisés.
- Le prototype est destiné à préfigurer une production en 2028, mais n’est pas la voiture homologuée finale.
À lire aussi : Aérodynamique active · Photos de l’intérieur · Pourquoi le FSD sera limité · Guide de la Tesla Roadster.
Sources
- MotorTrend, 16 octobre 2026 : examen rapproché, essuie-glace clipsable et rétroviseurs remplacés par des caméras selon les marchés.
- NotATeslaKiller, 16 octobre 2026 : compte rendu des éléments pratiques relevés par MotorTrend.
- Not a Tesla App, 17 octobre 2026 : précisions sur les caméras et la limitation envisagée du FSD.
Le prototype n’a pas de miroirs latéraux traditionnels. Tesla envisage des caméras là où la loi l’autorise et des rétroviseurs classiques sur les marchés qui les imposent.
Selon MotorTrend, un bras d’essuie-glace peut être fixé dans un logement caché au pied du pare-brise du prototype. Tesla n’a pas publié de spécification finale pour tous les marchés.
Des systèmes de vision indirecte par caméras peuvent être homologués sous conditions, mais Tesla n’a pas confirmé la configuration de la Roadster destinée à la France.
Le prototype privilégie des surfaces aérodynamiques lisses et une silhouette très basse. Les contraintes de visibilité et d’homologation devront toutefois être respectées sur les versions de série.



