La Tesla Roadster n’aura pas droit à toutes les fonctions de conduite autonome de Tesla. Franz von Holzhausen, responsable du design de la marque, a confirmé à MotorTrend qu’une version limitée du FSD équipera la nouvelle sportive, dévoilée le 15 octobre 2026. Derrière cette décision, deux raisons avancées par Tesla : la forme très inclinée du pare-brise et la vocation de voiture de sport conçue pour être conduite par un humain. Mais quelles fonctions seront réellement disponibles ?
L’essentiel en bref
- Annonce : Franz von Holzhausen confirme à MotorTrend une version limitée du système FSD pour la Roadster.
- Justification : inclinaison extrême du pare-brise et identité de sportive destinée au conducteur.
- Matériel : les caméras sont présentes sur le prototype ; Tesla n’a pas détaillé leur rôle ni les fonctions manquantes.
- Pas de conduite sans surveillance garantie : FSD signifie actuellement Full Self-Driving (Supervised), une aide nécessitant un conducteur attentif.
- Calendrier : le prototype a été présenté en octobre 2026 ; la production est visée en 2028, sans livraison garantie.
Tesla Roadster : un FSD volontairement limité
Interrogé pendant la visite du prototype organisée par MotorTrend, Franz von Holzhausen a indiqué que la Roadster recevrait une version limitée du FSD. La déclaration est importante : alors que Tesla met en avant depuis des années ses systèmes d’automatisation de la conduite, sa future sportive ne semble pas destinée à proposer exactement les mêmes fonctions que ses autres véhicules.
Le designer n’a pas précisé la liste des fonctionnalités absentes. Il n’a pas annoncé, par exemple, que l’assistance sur autoroute serait supprimée, que le stationnement automatique ne fonctionnerait pas ou que les changements de voie seraient impossibles. Toutes ces affirmations seraient aujourd’hui des extrapolations.
Cette information a été détaillée par MotorTrend le 16 octobre, puis reprise par Not a Tesla App le 17 octobre.
Pourquoi le pare-brise de la Roadster complique-t-il le FSD ?
Franz von Holzhausen cite expressément l’inclinaison extrême du pare-brise. Sur le nouveau prototype, la silhouette en coin et le pare-brise très couché ont été dessinés pour le style et l’aérodynamique. Cette géométrie peut compliquer certains angles de vue et conditions de captation des caméras situées derrière la vitre.
Il serait cependant excessif d’en déduire que les caméras seraient inutilisables. Le responsable du design a précisé à Not a Tesla App, via son compte rendu, que les caméras et le matériel étaient là. L’enjeu rapporté concerne donc la configuration spécifique du véhicule et les fonctionnalités logicielles envisagées, pas une absence pure et simple de capteurs.
Le prototype possède une caméra à l’avant, une autre derrière le pare-brise et deux intégrées à la zone des ailes avant, d’après les observations de MotorTrend. La dotation et l’implantation définitives devront être confirmées sur la voiture de série.
Le choix d’une sportive faite pour être conduite
La seconde raison est plus inattendue : la Roadster se présente comme une voiture de conducteur. Tesla insiste sur ses commandes, sa direction à volant de type yoke, ses performances sur circuit et la possibilité de ressentir la conduite. Elon Musk a même parlé de la dernière grande voiture de conducteur, tandis que Tesla développe ses projets de robotaxis.
Il ne faut pas confondre l’absence de conducteur dans les figures de démonstration du 15 octobre avec une capacité homologuée de conduite autonome sur route. La voiture utilisée pour le spectacle était contrôlée sans passager humain pour des raisons liées à la mise en scène et à la sécurité de l’essai : cela ne constitue pas une preuve de FSD complet utilisable par le public.
Pour retrouver ses équipements intérieurs, consultez notre visite de l’intérieur de la Roadster.
FSD limité : quelle différence avec les fonctions déjà proposées par Tesla ?
Le nom commercial Full Self-Driving (Supervised) désigne, dans les marchés où il est proposé, un ensemble de fonctions d’aide à la conduite qui restent sous la surveillance d’une personne au volant. Ce n’est pas une autorisation générale de dormir ou de quitter son poste. Les fonctions disponibles varient selon les pays, les véhicules et les versions logicielles.
Pour la Roadster, le constructeur ne précise pas encore si le système sera une simple assistance de maintien de voie, un ensemble plus large de fonctions supervisées ou une configuration particulière pour le circuit et les déplacements routiers. Il faudra attendre une liste officielle et des validations réglementaires dans chaque marché.
En France, l’homologation des véhicules et des fonctions de conduite automatisée obéit à un cadre distinct de celui des États-Unis. Aucune disponibilité française de fonctions FSD spécifiques à la Roadster n’a été annoncée.
Une contradiction avec la stratégie de Tesla ?
Tesla investit fortement dans la conduite automatisée et dans les véhicules sans volant. Mais développer une voiture de sport à conduite humaine n’est pas nécessairement contradictoire : la Roadster constitue une vitrine à faibles volumes, destinée à des amateurs de performances. La priorité peut différer de celle d’un taxi autonome produit en masse.
Rien ne permet pour autant d’affirmer que la Roadster ne recevra jamais des mises à jour plus ambitieuses. La gamme, les caméras, les fonctions et la réglementation peuvent évoluer avant le lancement actuellement visé pour 2028.
Ce qu’il reste à confirmer
- La liste exacte des fonctions FSD conservées et supprimées.
- Les différences éventuelles entre les versions Performance, Thrust et Rocket.
- La présence d’une caméra intérieure et les conditions de surveillance du conducteur.
- Les fonctionnalités effectivement autorisées en France au lancement.
- Le calendrier et le prix final de la voiture, encore non garantis.
Ce qu’il faut retenir
- FSD limité : l’information vient de Franz von Holzhausen interrogé par MotorTrend.
- Pourquoi : pare-brise très incliné et priorité donnée à une conduite sportive.
- Matériel présent : le prototype possède des caméras, mais Tesla ne précise pas les fonctions exclues.
- Pas de robotaxi Roadster annoncé : le spectacle sans conducteur ne démontre pas une conduite autonome routière homologuée.
- Pas de fiche définitive : la production reste visée pour 2028.
À lire aussi : Intérieur de la nouvelle Roadster · Ce que dit la loi française · Tout ce qui a changé depuis 2017 · Guide Tesla Roadster.
Sources
- MotorTrend, 16 octobre 2026 : entretien avec Franz von Holzhausen et observations des caméras.
- Not a Tesla App, 17 octobre 2026 : précisions sur le FSD limité.
- Reuters, 15 octobre 2026 : présentation, cible 2028 et ambitions de Tesla.
Oui, selon Franz von Holzhausen interrogé par MotorTrend, la nouvelle Tesla Roadster recevra une version limitée du FSD. Tesla n’a pas détaillé les fonctions qui manqueront.
Le responsable du design évoque l’inclinaison extrême du pare-brise et le positionnement de la Roadster comme sportive destinée à être conduite.
Tesla n’a annoncé aucune homologation de conduite totalement autonome pour les versions commerciales. La démonstration sans conducteur d’octobre 2026 ne constitue pas une preuve de capacité autonome homologuée.
Elon Musk vise le début de production en 2028, mais Tesla ne garantit pour l’instant aucune date de livraison.



